Hépatite B : dépistage et vaccination insuffisants




Les Français sont encore trop mal informés sur le virus de l’hépatite B (VHB). Tel est le message lancé par l’InVS (Institut de veille sanitaire) dans le cadre de son bulletin épidémiologique hebdomadaire.

De cette enquête menée auprès d’un échantillon aléatoire de 9 014 personnes de 18-69 ans résidant en France métropolitaine, il ressort que les modes de transmission sexuelle et par usage de drogue sont moins connus pour le VHB (respectivement 69,7 % et 89,9 %) que pour le VIH (99,4  et 99,1 %).

Principale conséquence :  un faible taux du recours au test de dépistage qui est deux fois moins important que le test de dépistage au VIH. Ainsi seuls 27% des sondés  ont indiqué en avoir réalisé un.

Il faut savoir que l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) est une infection à prévention vaccinale, transmissible sexuellement, par le sang, de la mère à l’enfant lors de l’accouchement et par contacts intrafamiliaux. Le plus souvent asymptomatique, elle peut évoluer vers des formes graves (cirrhose, carcinome hépato-cellulaire) et est responsable d’environ 1 300 décès annuels.

Quant à la vaccination elle est déclarée par près d’un répondant sur deux (47 %), sans différence significative en analyse multivariée chez ces deux groupes à risque.

Avec une incidence annuelle de l’infection aiguë d’environ 2 400 cas entre 2005 et 2009 et une prévalence de l’infection chronique estimée à 0,65% en population générale de 18-80 ans en 2004, la France est un pays de faible endémicité pour le VHB.

Il est donc indispensable d’améliorer les connaissances de la population générale sur le VHB, afin de renforcer les pratiques de dépistage et de vaccination, notamment vis-à-vis des personnes à risque d’autant que 55% des personnes infectées chroniques ignoreraient leur statut.