Des somnifères tueurs ?




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Inquiétude autour de certains somnifères. Selon une étude américaine dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue spécialisée “British Medical Journal Open” certains d’entre-eux, couramment prescrits, sont associés à un risque de mortalité 4,6 fois plus élevé.

Témazepam, zolpidem, barbituriques et autres antihistaminiques sont ainsi pointés du doigt.

Cette étude a été menée auprès de 10 529 adultes âgés de 54 ans en moyenne ayant eu des ordonnances d’hypnotiques entre janvier 2002 et janvier 2007.

Les scientifiques les ont ensuite comparés  à un groupe de 23 676 personnes ne prenant pas de somnifères. Ces personnes ont été suivies durant 2 ans et demi.

Et pour les chercheurs, dirigés par le Docteur Daniel Kripke, le verdict est sans appel : les patients prenant régulièrement des somnifères ont un risque 4.6 fois plus élevé de mourir prématurément que ceux qui n’en consomment jamais.

Les “petits” consommateurs (18 cachets/an au maximum) ne seraient pas épargnés puisque leur taux de mourir prématurément serait 3 fois supérieur à celui du groupe témoin.

Et comme si cela ne suffisait pas les chercheurs ont également constaté que les “gros” consommateurs étaient exposés à  un risque de cancer significativement plus élevé (supérieur de 35%).

Une situation d’autant plus inquiétante que la consommation de ces médicaments n’a jamais été aussi élevée notamment en France .