Hormones de croissance : la vigilance reste de mise




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La Haute Autorité à la Santé (HAS) vient de réévaluer les traitements par l’hormone de croissance prescrits aux enfants non déficitaires. Si elle conclut en faveur du maintien au remboursement de ces hormones, elle en appelle aussi à la vigilance des médecins prescripteurs.

La HAS  rappelle notamment “la nécessité de respecter un certain nombre de précautions d’usage et de s’attacher à une prise en charge globale des enfants concernés”.

Dans ses conclusions le Collège de la HAS précise que si l’administration de l’hormone de croissance peut dans certains cas permettre un gain de taille (variable selon les enfants) , les preuves de cette efficacité restent de faible niveau, les données actuellement disponibles ne permettant ni d’infirmer ni de confirmer un sur-risque de décès à long terme.

Dans ce contexte, la Commission de la Transparence de la HAS propose donc le maintien au remboursement de l’hormone de croissance mais en appelle plus que jamais à la vigilance des professionnels de santé. Il leur est notamment demandé de :

-discuter des avantages et des inconvénients du traitement avant son instauration
-respecter strictement les doses préconisées par l’AMM,
-arrêter le traitement après 1 an en cas d’absence de réponse au traitement
-réévaluer le traitement après 1 et après 2 ans

L’administration de l’hormone de croissance aux enfants ne présentant pas de déficit et atteints le plus souvent de maladies rares, complexes et aux symptômes multiples est indiquée en France en cas de :

– petite taille pour l’âge gestationnel
– syndrome de Turner
– syndrome de Prader Willi
– insuffisance rénale chronique
– déficit en gêne Shox