Prothèses mammaires défectueuses : ouverture d’une information judiciaire




Food and Drug Administration

Dans le cadre ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’affaire des implants mammaires de la société Poly Implant Prothèse (PIP), le parquet de Marseille devrait ouvrir en début de semaine une information judiciaire pour “blessures involontaires et homicide involontaire” suite au décès d’une patiente de 53 ans.

Ancienne porteuse de prothèses mammaires fabriquées par cette société, elle est décédée lundi dernier à Marseille des suites d’un lymphome.

Selon l’Association des porteuses de prothèses PIP comme pour les proches de la victime, le lien entre cancer et prothèse ne fait aucun doute… “l’inflammation au sein ayant été localisée à  l’endroit même où la prothèse s’était fissurée”.

Selon le Parisien il existe au moins deux autres cas suspects chez des patientes également porteuses de ces implants mammaires . Elles aussi ont connu des problèmes de santé graves et troublants. L’une d’entre-elle a été victime d’une lymphome localisé dans le sein.

Pour autant et selon l’Afssaps il n’est possible, dans l’état actuel des choses, de conclure statistiquement quant à un lien de cause à effet entre ce lymphome et la pose d’implants mammaires.

Une évaluation est en cours à l’Afssaps avec des experts. Objectif : déterminer si les recommandations de suivi sont à modifier.

Aux Etats-Unis, l’autorité compétente ( la FDA) a relevé 60 cas de lymphomes non-Hodgkiniens dans le monde chez des femmes porteuses d’implants mammaires sur 5 à 10 millions de femmes implantées. Elle en est arrivée à la conclusion qu’au vu de cette fréquence extrêmement faible, la sécurité de ces produits n’était pas remise en cause.

Pour répondre aux nombreuses et très légitimes interrogations du public, l’Afssaps a mis en place un numéro vert ouvert du lundi au samedi de 9h00/19h00. Ouverture exceptionnelle le dimanche 27 novembre. Il s’agit du 0800 636 636