Une alerte sur trois anticoagulants



L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde contre trois anticoagulants oraux (Pradaxa, Xarelto, Eliquis) et rappelle, si besoin en était, que ces médicaments sont placés sous surveillance renforcée.

Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, l’agence souligne que ces nouveaux anticoagulants oraux, apparus sur le marché au cours des 5 dernières années, ne nécessitent pas de surveillance biologique de routine contrairement aux anticoagulants de la génération précédente (Antivitamines K).

Malgré tout ces médicaments, comme les autres anticoagulants, peuvent être à l’origine de complications hémorragiques parfois graves.

logo ANSM (DR)

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D’où la mise en garde de l’ANSM qui rappelle que si la prescription des nouveaux anticoagulants apparaît plus simple que celle des AVK; les risques de mésusage et de iatrogénie restent importants.

D’autre part elle précise que ces molécules ne sont pas dénuées d’interactions médicamenteuses et que l’absence de surveillance biologique et leur facilité de prescription peuvent favoriser le non respect des recommandations thérapeutiques.

Et parce que l’absence d’antidote et de données validées concernant la surveillance biologique est préoccupante en cas de surdosage ou de nécessité d’un geste chirurgical en urgence, l’agence a mis en place une surveillance renforcée de ces produits qui ne remet toutefois pas en cause pour l’instant le rapport bénéfice/risque de ces produits.

Attention l’ANSM recommande aux patients de ne surtout pas arrêter son traitement anticoagulant sans avis médical et rappelle que tout mise en route de tout traitement anticoagulant doit respecter les indications, les doses et les précautions d’emploi qui sont spécifiques à chaque spécialité.