Blanchiment des dents : des produits mieux encadrés



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Les produits destinés au blanchissement des dents, à l’exception de ceux dont la concentration ne dépasse pas 0,1% de peroxyde d’hydrogène, vont disparaître des étals d’ici à vendredi.

Le texte correspondant est paru au journal officiel de ce vendredi 9 Août 2013.

« La mise sur le marché, la distribution, l’exportation, l’importation, la fabrication, la détention en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit et l’utilisation de produits mis sur le marché sous le statut de dispositifs médicaux, destinés à être utilisés sur la face externe des dents en vue de les blanchir ou de les éclaircir, et dont la concentration en peroxyde d’hydrogène (présent ou dégagé) est supérieure à 0,1 % et inférieure ou égale à 6 %, sont suspendues jusqu’à leur mise en conformité à la réglementation cosmétique qui leur est applicable »

Pour les autres, ceux dont concentration en peroxyde d’hydrogène est supérieure à 6 %, ils sont purement et simplement interdits.

Cité par l’AFP, le secrétaire général de l’Association dentaire française (ADF) a précisé que cette décision était une simple « transposition d’une directive européenne entrée en vigueur en octobre dernier et qui encadre plus étroitement tous les produits contenant du peroxyde d’hydrogène ».

L’occasion de rappeler ce que pense l’agence du médicament de cette technique devenue un peu trop « à la mode ».

Dès 2011, l’Afssaps écrivait à ce sujet « Cette pratique à visée esthétique est susceptible d’exposer les consommateurs à des risques pour leur santé, surtout si le traitement est renouvelé fréquemment et si les produits utilisés contiennent ou libèrent du peroxyde d’hydrogène (ou eau oxygénée) à une teneur supérieure à la concentration maximale autorisée par la réglementation en vigueur pour les produits d’hygiène buccale, soit 0,1%. « .

Et de préciser les produits qui sont utilisés peuvent en effet entraîner une hypersensibilité des dents (apparition de douleurs au chaud ou au froid, une altération de l’émail, une usure prématurée fragilisation des dents ou bien encore une irritation des muqueuses… Elle avait aussi évoqué un risque de recoloration plus rapide des dents en cas d’expositions trop longues ou trop fréquentes.

Quant à l’ Ordre national des chirurgiens-dentistes, il a plusieurs fois mis en garde contre l’utilisation non encadrée de ces produits notamment au sein de ces fameux bars à sourire, des établissements au sein desquels les clients sont invités à venir se faire blanchir les dents à des prix défiants toute concurrence…