Comment choisir son école d’ostéopathie ?



A quelques jours des résultats du bac, Bernard Autet, directeur de l’Institut toulousain d’ostéopathie (ITO), donne quelques conseils aux bacheliers et étudiants qui souhaitent se diriger vers cette formation pour choisir en toute sérénité leur école.

Pour Bernard Autet, les meilleures écoles « dédient un grand nombre d’heures à la pratique clinique. Mais ce n’est pas le seul critère. Une bonne formation c’est aussi une formation généraliste.»

« Une bonne école d’ostéopathie a vocation à former des professionnels, capables de traiter efficacement et avec responsabilité les patients ; ce n’est pas un apprentissage express ! L’Organisation mondiale de la santé a estimé que 4200 heures de formation étaient nécessaires, comme d’ailleurs pour toutes les professions à haut niveau de responsabilité et de première intention. C’est donc le premier critère à observer. Bien évidemment, il ne suffit pas de compter le nombre d’heures, encore faut-il préciser ce qu’on y fait. Il est essentiel d’apprendre la technique d’un côté, il est impératif que l’école donne l’occasion de mettre celle-ci en œuvre, notamment dans le cadre de stages et de consultations. D’une manière ou d’une autre, une clinique de soin doit être intégrée à la pédagogie. Beaucoup d’écoles se contentent de proposer des petits stages, à droite et à gauche, ce qui d’ailleurs leur suffit pour obtenir un agrément… L’intégration d’une clinique à la pédagogie a le mérite de lever cette ambigüité. Nous avons la chance d’en avoir une à l’ITO qui nous permet de réaliser 8000 à 9000 consultations par an. Cette structure d’environ 1000 m2, dotée d’une quinzaine de box aménagés …. Nous bénéficions même de la présence de professionnels.

C’est vraiment un critère essentiel pour reconnaître une bonne formation

Les deux points importants en termes de pratique clinique à prendre en compte sont : le nombre de consultations et l’encadrement adapté. Plus l’étudiant aura l’occasion d’étudier différents cas, à chaque fois spécifiques, plus il sera en mesure de se professionnaliser. Les cours magistraux sont dispensés à l’ensemble de la promotion, en revanche pour la pratique nous les répartissons en plusieurs groupes, chacun étant accompagné par un enseignant qui supervise l’ensemble et de trois assistants.

Dans l’absolu, l’ostéopathie ne devrait pas présenter de spécialisation, car c’est une technique et une philosophie, qui aborde l’homme dans sa globalité. Après, évidemment, on peut avoir des sensibilités différentes : apprécier de travailler en ostéopathie périnatale ou autre… À l’ITO par exemple, notre histoire nous a conduits à être connus pour notre pratique de l’ostéopathie du sport, car nous travaillons étroitement avec le Comité Régional Olympique Sportif Midi Pyrénées et dans le cadre de championnats. Pour autant, nous n’en faisons pas une « spécialité » ni ne mettons cela particulièrement en avant. Une bonne formation reste une formation généraliste. »