Alzheimer : un espoir déçu…



Scan d’un cerveau humain avec la maladie d’Alzheimer – Crédits : National Institutes of Health

Il y a un peu plus d’un an, des chercheurs américains révélaient les résultats d’une étude qui avait suscité beaucoup d’espoir dans le cadre de la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Ces chercheurs de la faculté de médecine Case Western de Clevelandle  affirmaient en effet que le bexarotène, un anticancéreux bien connu, permettait chez la souris d’inverser en 72 heures  à peine certains symptômes de la  maladie (perte de mémoire, troubles de l’odorat).

Les scientifiques avaient également constaté que le bexarotène avait permis de faire disparaître jusqu’à 75% des plaques de bêta-amyloïde, des marqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Une étude qui avait suscité beaucoup d’espoir mais aussi une certaine prudence de la part de la communauté scientifique dont Luc Buée, neurobiologiste et directeur de l’unité Inserm «Alzheimer et Tauopathies» qui avait appelé à une certaine prudence à l’époque.

Seul bémol,  quatre équipes de chercheurs ont annoncé hier qu’elles n’avaient pas été en mesure de reproduire cette étude et donc d’en obtenir les mêmes résultats.

3 équipes n’ont noté aucun effet sur les plaques amyloïdes des souris traitées avec le bexarotène; 1 seule a noté une amélioration de la santé mentale des souris, sans pouvoir confirmer qu’elle était liée au traitement.

Cite par le Figaro, David Borchelt, professeur de neurosciences à l’Université de Floride a déclaré «Nous voulions reconstituer cette étude, pour voir si nous pouvions l’exploiter, mais nous n’avons pas réussi (…) Peut-être devrait-on prendre certaines précautions avant de poursuivre, pour la sécurité des patients »