Antennes-relais : pas si nocives ?



antennes-relaisLe débat sur la nocivité « présumée » des antennes-relais de téléphonie mobile n’en finit plus d’alimenter la une de l’actualité. En 2009 l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) se voulait déjà plutôt rassurante indiquant que « les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquaient pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences ».

Aujourd’hui c’est l’Académie de Médecine qui a décidé de s’inviter de nouveau dans le débat au moment même où une proposition de loi a été déposée. Elle vise à limiter la puissance d’émissions de ces antennes.

De nouveau car il y a quelques années déjà  les académiciens tapaient du poing sur la table suite à plusieurs décisions de justice condamnant  des opérateurs à démonter certaines de leurs antennes.

A l’époque l’Académie faisait savoir que les antennes de téléphonie mobile entraînaient une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables

Aujourd’hui l’Académie n’a pas vraiment changé de discours et en profite pour dénoncer tous ceux qui, au nom du principe de précaution, et alors qu’aucune étude ne le justifie, entretiennent artificiellement dans la population « un sentiment de peur et de défiance injustifié, mais préjudiciable en termes de santé publique»

Pour l’Académie cette proposition de loi relève d’une initiative fondée sur un flou scientifique et réglementaire…

Et de mettre en garde contre le risque d’une limitation de la puissance de ces antennes qui entrainerait automatiquement une hausse de la puissance d’émission des téléphones.