OGM : 3 anciennes ministres en faveur de la transparence après l’étude de Séralini



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Après que l’étude remettant en cause l’innocuité à long terme du maïs transgénique NK 603 sur les rats ait été invalidée par l’Autorité Européenne, Corinne Lepage, ex-ministre de l’Environnement, avait été l’une des premières à réagir.

Suggérant un possible conflit d’intérêts, elle n’avait pas hésité à évoquer  un manquement déontologique grave de la part de l’EFSA.  Depuis l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES)  et le Haut-Conseil des Biotechnologies se sont également prononcés sur cette étude.

D’un côté comme de l’autre, ont été soulignées les lacunes et les faiblesses méthodologiques de l’étude… des éléments ne permettant pas de soutenir les conclusions avancées par ses auteurs.

Aujourd’hui, malgré tout, 3 anciennes ministres de l’environnement ont tenu à monter au créneau afin de réclamer toute la transparence nécessaire.

Dans une tribune publiée par 20 Minutes, Ségolène Royal , Dominique Voynet et Corinne Lepage ont lancé un appel commun pour que « soient rendues publiques toutes les études existantes sur l’impact des OGM sur la santé ».

Les 3 anciennes ministres demandent également que « soient revues, comme le permettent les textes communautaires et nationaux, les études qui ont permis l’autorisation de mise sur le marché du NK603 et du Round Up »

Et de réclamer que « la lecture critique qui a été faite des résultats statistiques de l’étude Séralini soit appliquée à l’ensemble des études déjà réalisées. Objectif : s’assurer de leur fiabilité statistique dans la mesure où elles reposent sur un nombre de rats par groupe comparable.

La tribune complète sur le site de 20minutes.fr

Rappelons que selon cette étude la consommation de ce maïs provoque des effets dommageables pour la santé (tumeurs mammaires, troubles organiques des reins et du foie) et entraîne une surmortalité des rats qui ont été nourris avec du NK603.