La Fondation ARC vous fait découvir 5 voies de recherche sur le cancer sur sein



Compte tenu de l’intérêt croissant des patients et de leurs proches pour les avancées de la recherche sur le cancer du sein, la Fondation ARC lance une animation originale sur internet via le site www.5voiesderecherche.com. Cet outil pédagogique, proposé à l’occasion d’Octobre rose, fait découvrir et comprendre 5 voies de recherche majeures dans les traitements des cancers du sein.

Dès à présent, 5 pistes porteuses d’espoir sont présentées au grand public afin d’expliquer comment la recherche permet d’améliorer la prise en charge des malades.

UNE ANIMATION WEB ORIGINALE POUR DECOUVRIR DES VOIES D’ESPOIR

Un PROCEDE DE NAVIGATION INNOVANT permet de visualiser symboliquement, sur fond de montagne, la progression de la recherche vers une meilleure prise en charge des malades. L’internaute avance, tel un randonneur, vers le sommet. Cette animation web originale vise à rendre accessible à tous les défis et les enjeux de la recherche en cancérologie. Elle présente des concepts médicaux et scientifiques avec simplicité, grâce à des images animées et des textes courts. Cet outil pédagogique permet d’appréhender le cheminement de la recherche et les avancées attendues.

La Fondation ARC invite les internautes à explorer en 4 ETAPES comment les chercheurs découvrent de nouvelles solutions dans le traitement des cancers du sein. Il faut passer par la case « départ », qui correspond à l’état des lieux sur la question, puis remonter vers « aujourd’hui », qui résume ce que l’on sait et ce qui doit être amélioré. L’ascension continue vers l’étape « découverte », présentant une connaissance qui a ouvert de nouvelles pistes. Enfin, arrive la case « demain » qui présente l’amélioration attendue dans cette voie de recherche.

Au terme de son avancée, l’internaute peut découvrir un projet de recherche financé par la Fondation ARC qui illustre concrètement le travail des chercheurs.

5 VOIES DE RECHERCHE PROMETTEUSES DANS LE TRAITEMENT DU CANCER DU SEIN

Il existe de nombreuses voies de recherche visant à améliorer les traitements des cancers du sein. La Fondation ARC vous propose, au travers de son animation web, d’en découvrir cinq parmi toutes celles qui sont porteuses d’espoir pour les malades.

Affiner les diagnostics:  Nous savons qu’il existe non pas un, mais plusieurs cancers du sein. La biopsie, qui consiste en un prélèvement chirurgical d’un fragment de la tumeur, est utilisée aujourd’hui pour réaliser un diagnostic moléculaire.

Une découverte récente a mis en lumière que le sang des patients contenait des cellules tumorales échappées de la tumeur. Demain, il est envisageable que l’analyse de ces cellules, dites « cellules tumorales circulantes », puisse se substituer à l’analyse d’échantillons de tissus cancéreux. Ainsi une simple prise de sang pourrait remplacer la biopsie et faciliter le diagnostic.

Réduire la durée des radiothérapies. Dans le cas de cancers du sein de bon pronostic, où la tumeur et non la totalité du sein est retirée, la radiothérapie est utilisée pour limiter le risque de rechute. Aujourd’hui 25 à 30 séances de rayons sont nécessaires et s’étalent sur 5 à 6 semaines obligeant les patientes à se déplacer à l’hôpital 5 fois par semaine durant cette période.

Il a été récemment prouvé que le fait d’irradier le lit de la tumeur en une seule séance, pendant l’opération qui vise à la retirer, permettait de diminuer le risque de rechute aussi efficacement. On parle de radiothérapie « peropératoire ». Ce traitement est encore réservé à un nombre très limité de patient. Des chercheurs travaillent sur une nouvelle technique basée sur l’accélération d’électrons par laser, aux performances comparables aux machines utilisées à l’heure actuelle mais potentiellement moins coûteuses, afin de faire bénéficier, demain, de cette avancée au plus grand nombres de patientes.

Sandrine Dobosz Dufrénoy et son équipe oeuvrent dans ce but, au Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives, dans le cadre d’un projet soutenu par la Fondation ARC.

Contrer la résistance aux traitements.Dans de nombreux cas de cancer du sein, les patientes peuvent obtenir de bons résultats d’un traitement qui devient par la suite inefficace : leur tumeur devient résistante au traitement.

Aujourd’hui, il y a peu de solutions pour résoudre ce problème. Lorsque cela est possible, la stratégie actuelle consiste à changer de traitement. Il a été établi que les tumeurs sont composées de cellules hétérogènes et qu’un traitement peut être efficace sur une majorité de cellules mais être inactif sur une minorité d’autres cellules qui vont alors se multiplier. L’objectif sera à l’avenir de combiner plusieurs médicaments, de façon simultanée, afin de détruire l’ensemble des cellules qui composent la tumeur et pas seulement celles qui sont majoritaires.

La Fondation ARC finance les travaux de Stéphan Vagner à l’Institut Gustave Roussy qui ont pour objectif de comprendre comment les cellules cancéreuses peuvent devenir résistantes au traitement, pour parvenir à contrer ce phénomène.

Prévenir la formation des métastases. Nous savons que 90% des décès par cancer sont dus aux métastases. Actuellement, pour éviter la formation de ces métastases, la stratégie consiste, après l’ablation de la tumeur, à détruire toutes les cellules tumorales qui pourraient circuler dans l’organisme.

Malheureusement, ces traitements sont lourds et pas assez efficaces. Il a été prouvé que certaines cellules tumorales acquièrent des modifications qui les rendent capables de former des métastases. Demain, il est envisageable d’essayer d’empêcher ces cellules d’aller se loger dans d’autres tissus pour former des métastases. L’idée serait de traiter non seulement les cellules mais aussi les tissus où elles essaient de se loger.

Dans le cadre d’un projet soutenu par la Fondation ARC, Philippe Clézardin et son équipe à la faculté de médecine Laennec de Lyon, étudient les mécanismes qui conduisent à la formation des métastases osseuses chez les patientes atteintes de cancer du sein.

Traiter les cancers triple-négatifs. Parmi les cancers du sein, 15% ne répondent à aucun des traitements disponibles (hormonothérapie et thérapie ciblée). On les nomme cancers « triple-négatifs ». Il est donc urgent de trouver de nouveaux médicaments pour ces cancers. De nombreuses équipes
cherchent à identifier les anomalies moléculaires spécifiques des cancers triple-négatifs pour en faire les cibles de nouveaux médicaments.

De nouvelles stratégies sont en cours de développement. Elles se fondent notamment sur l’utilisation de médicaments au départ destinés au traitement d’autres cancers.

Les travaux de l’équipe de Serge Roche au Centre de Recherche en Biochimie Macromoléculaire (CRBM) à Montpellier, financé par la Fondation ARC vont dans ce sens. Ils suggèrent que des médicaments déjà utilisés dans le traitement de certains cancers du sang, en l’occurrence dans celui des leucémies myéloïdes chroniques (LMC), pourraient constituer une bonne arme contre les cancers du sein triple-négatifs.

Bien que trèsdifférentes l’une de l’autre, les deux maladies auraient en effet une origine biologique commune.