OGM : Corinne Lepage évoque un manquement déontologique grave



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Il y a quelques jours à peine, et un peu à la surprise générale, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) décidait d’invalider l’étude française mettant en cause l’innocuité à long terme du maïs transgénique NK 603 sur les rats.

Rappelons que selon cette étude la consommation de ce maïs provoque des effets dommageables pour la santé (tumeurs mammaires, troubles organiques des reins et du foie) et entraîne une surmortalité des rats qui ont été nourris avec du NK603.

Et alors que le gouvernement français s’est inquiété de cette étude en saisissant sans attente l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), l’autorité européenne a estimé que cette étdue d’une qualité scientifique insuffisante pour être considéré valide pour l’évaluation des risques.

Sans attendre, Corinne Lepage, ex-ministre de l’Environnement, a tenu à réagir dans une tribune publiée sur le NouvelObs.

Pour elle, et alors qu’elle vient de publier un livre sur le sujet, il pourrait bien y avoir un conflit d’intérêts mettant en évidence un manquement déontologique grave de la part de l’EFSA.

« Le pré avis fourni par l’EFSA me laisse perplexe car on y retrouve mot pour mot les critiques et les attaques fournies par les opposants à l’étude » écrit-elle.

Pour Corinne Lepage l’agence ne semble rien faire d’autre que copier-coller les arguments des détracteurs des auteurs de l’étude sans même se rendre compte que les avis qu’elle-même a fournis l’ont été sur des critères qui se sont révélés bien moins exigeants que sur l’étude en question.

Et de s’étonner que le « peer reviewier, (c’est-à-dire l’expert examinateur de l’étude) qui a travaillé au pré avis rendu par l’EFSA est l’un des rédacteurs de l’avis qui a été soumis au panel OGM en 2003 ».

Pour l’ancienne ministre il s’agit là d’un non-sens et d’un conflit déontologique. Tribune complète sur le nouvelbos