Un octobre rose sous le signe de la polémique



Comme chaque année à la même époque, l’opération « Octobre Rose »‘ s’apprête à être lancée. Elle a pour objectif d’inciter les femmes âgées de 50 à 74 ans à participer au programme national de dépistage organisé du cancer du sein.

Sont éligibles à ce dispositif les femmes de 50 ans à 74 ans, ne présentant pas de symptôme ni de risque particulier de cancer du sein. A noter qu’il est pris à charge à 100% par l’Assurance Maladie.

Oui mais cette année l’ UFC-Que Choisir a décidé de s’en mêler et tire la sonnette d’alarme. La célèbre association de consommateurs souhaite ainsi interpeller les pouvoirs publics afin que les femmes puissent être libres de choisir librement et de manière éclairée de se faire ou non dépister.

Dans un communiqué l’UFC-Que Choisir rappelle que de récentes études ont remis en cause les bénéfices réels de cette stratégie de santé publique

Certains pays, y compris chez nos voisins européens, ont même décidé d’un réexamen des données scientifiques pouvant aboutir à la remise en cause du dépistage organisé.

L’association s’étonne que dans le même temps la France continue le matraquage autour des seuls bienfaits du dépistage… alors que trois épines égratignent le choix éclairé des françaises : une information partielle et obsolète, des injonctions pressantes et culpabilisantes et des médecins intéressés financièrement.

Déplorant une information délivrée à sens unique ne mentionnant que les avantages du dépistage, souvent en le surévaluant, l’UFC-Que Choisir veut faire évoluer la communication autour de cette opération « le dépistage organisé détectant trop souvent des tumeurs qui n’auraient jamais évolué et conduit dans certains cas à de lourds traitements inutile »