La pollution tue dans les grandes villes



Photo : Dr. Edwin P. Ewing, Jr. – DR

Difficile d’être étonné des conclusions de l’enquête européenne « Aphekom » dont l’objectif est d’évaluer l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique. Pour la France 9 villes ont ainsi été « sélectionnées » : Paris, Marseille, Strasbourg, Lille, Lyon, Bordeaux, Rouen, Toulouse et Le Havre.

Il ressort de cette enquête , mais est-ce vraiment une surprise, que les grandes villes françaises présentent des niveaux élevés de pollution atmosphérique mais aussi et surtout que cette pollution n’est pas sans risque pour la santé.

Sur l’ensemble des villes pré-citées, les niveaux de particules fines et d’ozone relevés sont supérieurs aux valeurs guides de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une situation qui a bien sûr de lourdes conséquences sanitaires. Selon les conclusions de cette enquête le respect des valeurs guide de l’OMS pour les niveaux d’ozone aurait conduit à différer 69 décès/an et à éviter 62 hospitalisations respiratoires.

Pour les niveaux de particules (PM10), ce sont 360 hospitalisations par an pour causes cardiaques et 673 pour causes respiratoires qui auraient pu être évitées.

Enfin pour les particules fines, à long terme, le respect des valeurs guides de l’OMS aurait entraîné un gain moyen d’espérance de vie à 30 ans de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, représentant au total plus 2 900 décès/an différés en moyenne.

Rapport complet à découvrir ici en version PDF