Conduire ou prendre des antidépresseurs… Il faut choisir ?



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Mise en garde de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à propos de la consommation d’antidépresseurs et le risque d’accident de la circulation. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’Agence souligne toute l’importance d’une vigilance accrue lors de l’initiation ou de la modification du traitement.

C’est dans le cadre de l’étude CESIR-A, évaluant l’impact de la consommation de médicaments sur le risque d’accident de la route, que l’ANSM a tenu à tirer la sonnette d’alarme.

Les analyses récentes montrent en effet qu’une attention toute particulière doit être portée aux périodes d’initiation ou de modification du traitement car associées à une vulnérabilité accrue des patients conducteurs.

Pour mieux évaluer l’impact de la consommation de médicaments sur le risque de survenue d’accidents de la circulation, cette étude met en regard les données de remboursement des médicaments de l’Assurance Maladie et celles relatives aux accidents recueillies par les forces de l’Ordre

Il en ressort que la prise d’antidépresseurs entraîne bien une augmentation significative du risque d’être responsable d’un accident de la route, un risque qui se trouve accru à certaines étapes clés du traitement : périodes d’initiation ou de modification du traitement (changement de posologie, de molécule…).

Ce n’est pas la première fois que des études établissent une altération des capacités de conduite sous certains traitements antidépresseurs, mais jusqu’à présent les résultats  étaient peu probants, indique l’agence dans son communiqué.

Pour l’ANSM il est donc indispensable que les patients soient informés du risque que présente cette classe de médicaments sur leurs capacités de conduite, notamment lorsque le traitement est initié ou modifié.

Et d’espérer que le pictogramme orange, déjà présent en France sur la boîte de tous les médicaments antidépresseurs, puisse désormais favoriser le dialogue avec les professionnels de santé, que ce soit au moment de la prescription, de l’administration ou de la délivrance.