Antibiotiques : la consommation est en baisse



Les antibiotiques sont-ils toujours autant automatiques en France ? Et la réponse est… non ! Selon un rapport de l’Agence française du médicament, on note une baisse de la consommation de 13,5% entre 2001 et 2011.

Mais même si ce chiffre semble plutôt encourageant sur l’ensemble de la période, il faut y regarder d’un peu plus près pour comprendre ce qui s’est réellement passé.

Si on atteint aujourd’hui cette baisse de 13.5%, elle s’est surtout produite au cours des 5 premières années. Depuis 2005 en effet, on observe une légère reprise de la consommation.

Et si aujourd’hui la France n’est plus le plus gros consommateur d’antibiotiques, elle reste néanmoins à un niveau nettement supérieur à la moyenne européenne.

Alors que le nouveau Plan Antibiotiques fixe un objectif chiffré en matière de réduction des consommations  de l’ordre de 25% d’ici 2016, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) appelle à ne pas relâcher les efforts afin que les habitudes de prescription et le comportement du public puissent à terme être efficacement infléchis.

Aujourd’hui, et alors que la situation française est loin d’être satisfaisante, il est plus que jamais nécessaire de renforcer les efforts de moindre usage, en cohérence avec le Plan national pour préserver l’efficacité des antibiotiques.

Parmi les évolutions qui préoccupent l’ANSM on retrouve l’extension de l’usage des céphalosporines de 3ème génération; le recours de plus en plus fréquent à l’association amoxicilline-acide clavulanique, ou – concernant le secteur hospitalier – l’usage accru de la colistine et des carbapenems.