10% des Français sont concernés par l’allergie au pollen d’ambroisie



Comme nous vous l’avons indiqué durant le week-end, les pollens d’ambroisie vont faire leur grande retour dès le week-end prochain sur la frange nord-ouest du territoire et les zones d’altitude. Ils ne deviendront gênants pour les allergiques que le week-end suivant avec un risque élevé.

Et peut-être faites-vous partie de ceux qui pensent que peu de monde est concerné. Et pourtant, selon des chiffres officiels du Ministère de la Santé, 10% de la population française serait concernée par l’allergie au pollen d’ambroisie.

Généralement ce risque d’allergie n’apparait que dans le courant du mois d’août lorsque les fleurs de l’ambroisie libèrent du pollen, un pollen particulièrement allergisant et qui provoque chez les sujets sensibles : rhinite, écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires de gravité variable (trachéite, toux, asthme parfois sévère), mais aussi parfois de l’urticaire ou de l’eczéma. Les symptômes sont d’autant plus prononcés que le taux de pollen dans l’air est élevé.

Les allergies au pollen d’ambroisie commencent généralement vers la mi août et peuvent se prolonger jusqu’en octobre, avec un maximum d’intensité en septembre.

L’ambroisie, plante invasive originaire d’Amérique du nord, dont le pollen est fortement allergisant, progresse dans différentes régions.  Si le quart Sud-Est de la France est le plus touché avec notamment la vallée du Rhône, d’autres secteurs comme le Poitou Charente, les Pays de Loire, le Centre ou encore la Bourgogne commencent à être infestés. Les spécialistes s’accordent à dire que la plante a désormais envahi une zone allant de Bordeaux à Bucarest.

Il suffit de quelques grains de pollen d’ambroisie par mètre cube d’air pour que les symptômes apparaissent chez les sujets sensibles : rhinite survenant en août-septembre et associant écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires tels que la trachéite, la toux, et parfois urticaire ou eczéma.

Il existe, mais on ne le dit peut-être pas, un moyen simple et efficace de prévenir ces allergies, la destruction des plants en juillet ! Cette destruction peut s’effectuer par arrachage, fauchage, tonte, désherbage…

Il est important et urgent d’agir car l’ambroisie est partout et colonise les terrains nus, jardins, bords de routes ou de cours d’eau, zones de cultures agricoles, terrains vacants, chantiers de construction…  Très présente en région Rhône Alpes, elle colonise peu à peu l’ensemble du territoire.

Si rien n’est fait 25% de la population pourrait être à terme concernée comme c’est déjà le cas dans certains pays voisins.

D’où la création récente (ndrl : en 2011) de l’Observatoire de l’ambroisie à l’initiative du Ministère de la Santé et de l’Inra. Une autre initiative est à souligner, celles de députés qui ont décidé de passer à l’action afin, dans le cadre d’un Comité Parlementaire du suivi du risque Ambroisie, de sensibiliser le grand public et les décideurs et de valoriser les bonnes pratiques de lutte.

Pour en savoir plus a été mis en place le site www.parlementaires-ambroisie.fr .