Un vaccin contre l’obésité ?



La lutte contre l’obésité est une priorité aux Etats-Unis, un pays dans lequel on estime qu’un tiers de la population est obèse ou en surpoids. Et quelques semaines seulement après qu’un médicament anti-obésité ait été autorisé sur le sol américain, voilà que l’on apprend aujourd’hui que des chercheurs sont sur la voie d’un vaccin.

Après avoir mené des tests sur des souris, ces derniers sont parvenus, en agissant sur l’hormone de croissance, à réduire la prise de poids de souris obèses.

Pour cela ils ont mené des travaux dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue spécialisée « Journal of Animal Science and Biotechnology ». En France c’est « Le Figaro » qui s’en est fait l’écho en premier.

Dirigés par le Professeur Keith Haffer, président de la société BraaschBiotech (Etats-Unis), les chercheurs sont d’abord partis du constat que « l’hormone de croissance et une protéine (IGF-1) accélèrent le métabolisme, autrement dit la consommation de calories, conduisant à une perte de poids »

L’action de ces deux molécules étant bloquée par une autre hormone appelée somatostatine, ils ont ensuite injecté « une forme modifiée de cette molécule à des souris parvenant à induire la production d’anticorps par l’organisme, qui s’est alors opposé à l’action des somatostatines, laissant la voie libre à l’effet boosteur de l’hormone de croissance sur le métabolisme ».

Après avoir mis au point un vaccin, ils ont ensuite constaté que des souris obèses, continuant à recevoir une alimentation très riche, avaient  perdu 10% de leur masse corporelle contrairement à celles ayant reçu un placebo.

Pour l’équipe de scientifiques, ces travaux démontrent qu’il est possible de  traiter l’obésité avec la vaccination. Pour autant la prudence doit rester de mise indique le Professeur Sébastien Czernikow, chef du service de nutrition à l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt.

Interrogé par « Le Figaro » il souligne que ces travaux ne mettent eb avant qu’une différence de quelques grammes seulement entre les souris vaccinées et le groupe placebo et qu’ile ne mesurent pas le taux de glycémie (taux de sucre dans le sang) chez les souris traitées.

Crédit photo : ©Bill Branson, National Cancer Institute