Prothèses PIP : les victimes sont en colère



Food and Drug Administration - photo non contractuelle

Il y a quelques jours à peine l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) révélait que près de 8000 femmes françaises avaient déjà subi l’explantation de leurs prothèses mammaires de la marque PIP (Poly Implant Prothèse) dont 5257 à titre préventif.

Aujourd’hui les associations de victimes montent au créneau et dénoncent, via un communiqué transmis à l’AFP, l’inactivité des pouvoirs publics dans ce dossier.

Pour l’association des femmes Porteuses de prothèses PIP (P.P.P.) et le Mouvement de Défense des Femmes Porteuses d’Implants et de Prothèses (MDFPIP), le comité de suivi n’est que « poudre aux yeux ».

Les deux associations dénoncent également les dépassements d’honoraires pratiqués par les chirurgiens qui retirent les prothèses. Ensemble elles réclament de vraies solutions et encouragent les autorités sanitaires à prendre leurs responsabilités.

Pour mémoire l’explantation de ces prothèses est toujours vivement recommandée pour tout les femmes. Cette intervention est intégralement prise en charge par l’Assurance Maladie.

Quant aux femmes ayant bénéficié d’une reconstruction mammaire à la suite d’un cancer peuvent prétendre à un remboursement pour la pose de nouvelles prothèse.