IRM : la France est toujours en retard



Photo: KasugaHuang (CC 3.0)

Selon la dernière enquête annuelle de l’association « Imagerie Santé Avenir » le délai d’attente moyen pour pouvoir passer une IRM en France est de 29.1  jours ! Certes c’est un peu moins par rapport à l’enquête réalisée l’an dernier mais ce délai reste encore trop long par rapport à nos voisins européens et est bien loin des objectifs du dernier Plan cancer 2 qui préconisait un délai d’attente de 10 jours.

Ces délais s’expliquent en partie par le taux d’équipement de notre pays qui reste encore trop faible  pour répondre à la demande. Ainsi la France ne compterait que 618 appareils alors que 1260 seraient nécessaires.

Comme chaque année d’importantes inégalités territoriales en termes d’offre IRM restent constatées.  Elles sont difficilement justifiables avec des variations allant du simple au double selon les régions.

Ainsi l’Ile de France continue à compter à elle seule près d’un quart des structures (23,8%), et l’on note l’ouverture de 7 structures nouvelles dans cette région (140 structures identifiées en 2011 versus 147 en 2012). On note également l’ouverture de 3 nouvelles structures en région Bretagne (21 en 2011, 24 en 2012).

Seules 4 régions comptent plus de 10 appareils par million d’habitants : la région Rhône Alpes (10,5/million), l’Ile de France (12,4/million), la Champagne-Ardenne (11,2/million) et le Nord Pas de Calais (12,6/million). Il s’agit des 4 mêmes régions qu’en 2011.

A contrario trois régions se caractérisent par des taux d’équipement régionaux très faibles (inférieurs à 7 IRM par million d’habitants) : la Bourgogne, la Corse et les Pays de Loire.

Ces importantes disparités ont bien sûr des conséquences sur les délais d’attente. Ainsi pour passer une IRM il vous faudra ainsi patienter plus de 50 jours en Normandie, Bretagne,  Corse, Auvergne ou Limousin contre à peine plus de 18  en Midi Pyrénées et en Ile-de-France.

Une situation particulièrement préoccupante pour les régions où les taux de mortalité par cancer sont plus élevés.

L’intégralité de cette enquête en cliquant ici (version PDF)