Moustique-tigre : surveillance renforcée dans le sud



Crédit photo : ©James Gathany/CDC

C’est à partir de demain, mardi 1er mai 2012, que la surveillance du moustique Aedes albopictus, plus connu sur le nom de moustique tigre, va être renforcée sur une grande moitié sud de la France.

Implanté depuis de nombreuses années dans certains départements français d’outre-mer de l’Océan Indien et en Europe,
ce moustique originaire d’Asie s’est installé et développé de manière significative dans les départements des Alpes-Maritimes (depuis 2004), de Haute-Corse (2006), de Corse du Sud et du Var (2007), des Alpes de Haute-Provence (2010) et dans certains quartiers de Marseille (2010).

En 2011, il s’est installé encore un peu plus loin arrivant jusque dans l’Hérault, le Gard et le Vaucluse.

Aujourd’hui, et même s’il n’y a pas à l’heure actuelle d’épidémie de dengue ou de chikungunya dans ces départements, les autorités ont décidé de prendre les devants afin de prévenir et limiter une circulation autochtone de ces virus. Des cas autochtones de dengue (2 cas) et de chikungunya (2 cas) ont en effet été identifiés en 2010.

Un dispositif va être ainsi mis en place dès demain. Il consiste en une surveillance entomologique, une surveillance des cas humains et une sensibilisation des personnes.

Sachez qu’à votre niveau vous pouvez aussi lutter contre la prolifération de ce moustique. Pour cele il est notamment recommandé d’éliminer les eaux stagnantes où les moustiques pondent leurs oeufs (coupelles de pots de fleurs, gouttières…); de porter des vêtements amples et couvrants et d’utiliser des répulsifs et dormir, même pour la sieste, sous des moustiquaires pour se protéger contre les piqûres de moustique.

Pour les personnes qui sont amenées à voyager à l’étranger, et notamment dans des pays où circulent les virus du chikungunya et de la dengue, elles doivent se protéger des piqûres de moustiques, dans ces pays mais également à leur retour s’ils résident dans le sud de la France.

Pour plus d’infos, 3 sites sont à votre disposition : http://www.sante.gouv.fr, www.invs.sante.fr et www.diplomatie.gouv.fr

Source : INPES – Ministère de la Santé – Ministère des affaires étrangères