Alcoolisme : le baclofène toléré au cas par cas



©sanofi aventis

«Sans le baclofène, vous n’y arriverez pas» lâchait en début d’année le professeur de cardiologie Olivier Ameisen revenant notamment sur son histoire, celle d’un homme qui n’arrivait pas à se défaire de sa dépendance à l’alcool, d’un homme qui, après avoir alterné cures de désintoxication et réunions chez les alcooliques anonymes, avait pensé à mettre fin à ses jours.

Quelques semaines plus tard il était conforté par les résultats d’une étude confirmant l’efficacité du baclofène (Lioresal® et génériques) à de très fortes doses contre la dépendance à l’alcool.

Aujourd’hui l »Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé  reconnaît que les nouvelles données relatives à l’utilisation et à la sécurité d’emploi du baclofène montrent des bénéfices cliniques chez certains patients.

Rappelant que l’efficacité du baclofène dans la prise en charge de l’alcoolo-dépendance n’était toujours pas démontrée à ce jour, l’agence du médicament a toutefois admis son usage dans le traitement de l’alcoolisme, mais seulement « au cas par cas ».

« Le recours au baclofène doit être considéré au cas par cas et avec une adaptation de la posologie individuelle afin de garantir dans le temps la dose utile pour chaque patient » précise l’Afssaps dans son communiqué.

Et de rajouter qu’en raison de données de pharmacovigilance  très limitées, le baclofène reste placé sous surveillance active.

A l’origne le baclofène est un relaxant musculaire d’action centrale qui a été  autorisé depuis 1975 dans le traitement des contractures musculaires involontaires (spasticité) d’origine cérébrale ou survenant au cours d’affections neurologiques telles que la sclérose en plaques ou certaines maladies de la moelle épinière.