Le moustique tigre s’implante sur la façade Atlantique



Crédit photo : ©James Gathany/CDC

Si la présence du moustique Aedes albopictus, plus connu sur le nom de moustique tigre, n’étonne plus vraiment dans le quart sud-est de la France, son implantation progressive sur la façade Atlantique inquiète les autorités.

Face à cette colonisation progressive, les agences régionales de santé ont été priées d’intensifier la surveillance. Objectif : éviter la prolifération de ce moustique particulièrement nuisible et qui peut dans certains cas transmettre des maladies telles que la dengue ou le chikungunya.

Un réseau de piège sera notamment mis en place sur certains sites considérés à  risque comme les aires d’autoroutes, les plates-formes de fret, les ports, les aéroports… Même les sites de pneus seront placés sous surveillance renforcée, les moustiques ayant pris la « mauvaise » habitude de pondre leurs oeufs dans des pneus.

Des mesures visant à mieux informer et mieux sensibiliser les habitants des zones concernées devraient également être annoncées.

Si vous pensez avoir capturé un « moustique tigre » et que vous habitez ces régions, une procédure vous est communiquée sur le site de l’EID Atlantique (accessible en cliquant ici)

L’occasion de rappeler quelques-unes des recommandations qui permettent d’éviter la prolifération de ce moustique.

Il est vivement recommandé d’éliminer les eaux stagnantes où les moustiques pondent leurs oeufs (coupelles de pots de fleurs, gouttières…) et de consulter son médecin traitant en cas de fièvre brutale et de douleurs articulaires en particulier au retour d’un voyage en zone tropicale. Une personne piquée par un moustique porteur de l’un des virus peut à son tour contaminer un moustique « sain ». A son tour il peut alors transmettre le(s) virus. Il est aussi recommandé de porter des vêtements amples et couvrants et d’utiliser des répulsifs et dormir, même pour la sieste, sous des moustiquaires pour se protéger contre les piqûres de moustique.

Pour les personnes qui sont amenées à voyager à l’étranger, et notamment dans des pays où circulent les virus du chikungunya et de la dengue, elles doivent se protéger des piqûres de moustiques, dans ces pays mais également à leur retour s’ils résident dans le sud de la France.

Pour plus d’infos, 3 sites sont à votre disposition : http://www.sante.gouv.fr, www.invs.sante.fr et www.diplomatie.gouv.fr

Source : INPES – Ministère de la Santé – Ministère des affaires étrangères