Automédication : l’UFC-Que Choisir dénonce le monopole des pharmacies



logo UFC Que Choisir (DR)

La célèbre association de consommateurs « UFC Que Choisir » entend dénoncer le monopole des pharmacies sur l’automédication, une pratique qui représente désormais 1/3 des dépenses de médicaments en France.

Dans le cadre de la réactualisation de son enquête de 2009,  l’UFC-Que Choisir dénonce non seulement le monopole des pharmacies mais interpelle aussi les pouvoirs publics pour une automédication moins chère et de meilleure qualité.

Dans le cadre de son enquête l’association de consommateurs n’est pas tendre avec les pharmaciens.  Elle leur reproche de ne pas jouer le rôle  de conseil dans la délivrance des médicaments, de ne pas proposer un affichage lisible du prix des médicaments vendus derrière le comptoir mais aussi de faire de la surenchère en matière de tarifs.  L’UFC Que Choisir évoque même une inquiétante « fièvre tarifaire ».

En matière de conseil l’association évoque notamment le fait que près d’une pharmacie enquêtée sur deux (48%) n’a pas respecté spontanément son devoir de conseil en délivrant par exemple, pour la même personne, deux médicaments incompatibles (Aspirine et Rhinureflex, qui contient de l’ibuprofène).

Et de déplorer que seules 55% des pharmacies ont correctement indiqué la posologie du Rhinureflex, pourtant formellement rappelée quelques semaines auparavant par l’AFSSAPS, en raison de ses effets indésirables.

A propos des prix l’UFC Que Choisir s’étonne que seule 1 pharmacie enquêtée sur 2 propose aujourd’hui affichage lisible du prix des médicaments vendus derrière le comptoir.

D’autre part, et selon l’association, 89% des officines ne se plieraient toujours pas à l’obligation d’information des consommateurs sur la liberté de tarification des médicaments non remboursables…. Une obligation qui date de 2003 !

Enfin l’association s’inquiète de ces prix qui font le grand écart d’une officine à l’autre.  Ainsi, le prix l’aspirine UPSA Vitamine C 330 mg peut varier de 1,30 € à 4,95 € selon le point de vente.

Pour toutes ces raisons l’association de consommateurs réclame un renforcement de l’information des consommateurs sur l’automédication et l’instauration d’une vraie concurrence.

Parmi les propositions figure l’ouverture de la distribution de l’automédication aux grandes surfaces et parapharmacies, sous la surveillance impérative d’un pharmacien diplômé.