Toutes les 20 secondes, la tuberculose tue !



Test de dépistage de la tuberculose - Crédit : Greg Knobloch (DP)

Hier, samedi 24 mars 2012, se déroulait la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, une journée dont l’objectif est de faire mieux connaître l’épidémie mondiale de tuberculose et les efforts entrepris pour éliminer la maladie.

L’occasion pour l’Organisation Mondiale de la Santé de rappeler que près d’un tiers de la population mondiale est aujourd’hui infecté par le bacille tuberculeux. Plus d’un million de personnes décèdent chaque année de la tuberculose dont 70 000 enfants.

Certes la mortalité par tuberculose a reculé de 40% en 20 ans mais  des millions de personnes contractent encore la tuberculose chaque année et ils sont trop nombreux à succomber. L’apparition de la tuberculose multirésistante et le manque de financement pourraient compromettre ces avancées.

Ce sont les enfants qui sont les plus touchés par la maladie puisqu’au moins un demi-million d’enfants âgés de moins de 15 ans contractent la tuberculose chaque année et près de 70 000 meurent de cette maladie.

Ces chiffres sont d’autant plus insupportables que des traitements peu onéreux existent.

C’est pourquoi les organisateurs de cette journée veulent faire entendre leur colère auprès des responsables politiques du monde entier qui dépensent parfois sans compter notamment en matière militaire.

 » Les cinq pays ayant les budgets militaires les plus élevés au monde dépensent à eux seuls 1000 milliards de dollars par an pour leur défense. Seul 0,3 % de ce montant suffirait pour combler le déficit financier annuel du Plan mondial Halte à la tuberculose 2011‑2015 – permettant à des millions de personnes de recevoir un traitement antituberculeux de grande qualité et à la recherche indispensable sur la tuberculose de progresser » écrivent les organisateurs dans leur dossier de presse.

Selon un rapport de l’OMS,  il est crucial que les pays facilitent les moyens de diagnostic et de traitement mais surtout de prévention face à cette maladie infectieuse. Cette démarche permettrait non seulement d’économiser des sommes importantes mais permettrait surtout un gain en terme de vies humaines sauvées.