Un Français sur 3 souffre de troubles du sommeil



Institut national du sommeil et de la vigilance

Ce vendredi 16 mars 2012, c’est la 12eme journée nationale du sommeil. Elle est organisée comme chaque année par l’Institut national du sommeil et de la vigilance et a pour objectif de sensibiliser les Français sur les bienfaits du sommeil sur notre santé.

L’occasion pour l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) de publier une synthèse sur les troubles du sommeil en France. Elle nous révèle qu’un Français sur cinq est concerné par l’insomnie chronique. Autre  élément à retenir de cette synthèse, le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) est largement sous-diagnostiqué.

Pour l’InVS, ces troubles, associés à d’importantes conséquences sur la vie quotidienne, sont insuffisamment pris en charge. Or, on le sait,  les conséquences d’un mauvais sommeil peuvent être nombreuses sur la santé : prise de poids, diabète, augmentation de la douleur, dépression, aggravation des troubles respiratoires et cardiovasculaires, endormissements au volant ou au travail, baisses de performance, difficultés relationnelles…

Pour en revenir à cette étude de l’InVS,  elle s’appuie sur un questionnaire, élaboré en collaboration avec des cliniciens, inséré dans l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), auquel 12 636 personnes âgées de plus de 16 ans ont répondu.

Il en ressort qu’une personne sur 3 déclare avoir des troubles du sommeil au moins 3 nuits par semaine. Ces troubles concernent plus majoritairement les femmes que les hommes (39 % des réponses vs 29 %) et sont plus fréquents avec l’âge (44 % des personnes de plus de 75 ans, 22 % des 16-24 ans).

A noter, et c’est important de le préciser, que 80 % des personnes concernées déclarent que ces troubles durent depuis plus de trois 3 mois.

Dans son communiqué l’InVS souligne également que syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAS) est autant méconnu que sous-diagnostiqué. Le syndrome d’apnée du sommeil est dû à des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil. Responsable d’un sommeil de mauvaise qualité, il peut être à l’origine de maladies cardiovasculaires, de diabète et de somnolence.

Alors que 4,9 % des personnes présentes des symptômes évocateurs de SAS, les réponses de l’enquête montrent que seuls 2,4 % des personnes déclare un SAS diagnostiqué.

A retenir également qu’une perrsonne sur 5 déclare avoir des troubles du sommeil associés à de la fatigue ou à une somnolence diurne excessive mais seul un tiers des personnes concernées a éjà consulté un professionnel de santé pour ces troubles.

Les résultats complets de cette étude seront publiés dans un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) à paraître en novembre 2012.