Risque d’impuissance avec un traitement anti-calvitie ?



Dans son édition du jour le quotidien « Le Parisien/Aujourd’hui en France » s’alarme des effets inquiétants du médicament anticalvitie, le Propecia. Ce médicament des laboratoires Merck est préconisé dans le traitement des stades peu évolués de l’alopécie (chute des cheveux) androgénétique chez l’homme. Il aurait été prescrit à 32 000 Français en 2010.

Si ses effets secondaires sur les fonctions sexuelles sont connus et indiqués dans la notice de ce médicament (troubles de l’érection, diminution de la libido), le quotidien s’inquiète qu’ils puissent perdurer après le traitement.

Evoquant des données recueillies au cours de ces trois dernières années, il indique que le laboratoire Merck a modifié en conséquence sa notice, que des procès ont été engagés aux Etats-Unis par une centaine de victimes et enfin que l’Agence Française du médicament a placé le Propecia sous surveillance renforcée avant une possible remise en cause de son autorisation de mise sur le marché.

Et de citer des exemples d’hommes qui se sont retrouvés avec un taux de testostérone équivalent à celui d’hommes de 80 ans.

Très vite le Professeur Dominique Maraninchi, directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) , a tenu à réagir.

A l’AFP il a précisé que ces effets, indiqués dans la notice du médicament, étaient bien « réversibles » à l’arrêt du traitement tout en démentant que le Propecia ait été placé sous « surveillance renforcée ».

Autre réaction celle du Professeur d’urologie de l’hôpital Saint-Louis, François Desgrandchamps. Sur Europe 1 il ne s’est pas dit surpris par cette annonce. « Les urologues utilisent cette molécule, à plus forte dose, depuis des années pour traiter l’hypertrophie de la prostate et il est apparu un risque effectif de baisse de libido et d’impuissance (…) mais ce risque était considéré comme réversible » a t-il notamment déclaré.

Face au nombre important de plaintes il a toutefois rajouté qu’il fallait les prendre au sérieux car elles avaient une certaine valeur scientifique. Et de rajouter « Il faut prévenir les patients et interrompre ce traitement »

Pour d’autres spécialistes comme Pascal Reygagne ou Bernard Debré, ces troubles ne seraient que transitoires…