Nouveau test immunologique pour le dépistage du cancer colorectal



©Institut National du Cancer

Comme chaque année au mois de mars, et à l’image d’Octobre Rose, le mois de sensibilisation au cancer du sein, l’Institut national du cancer, en partenariat avec le Ministère chargé de la Santé, l’Assurance maladie, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et le Régime Social des Indépendants (RSI), lance « Mars bleu », le mois de mobilisation nationale contre le cancer colorectal.

Rappelons que le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent après celui de la prostate et celui du sein et constitue la deuxième cause de décès par cancer en France.

Il est donc  indispensable d’informer et de sensibiliser les populations concernées à l’importance du dépistage d’autant que le cancer colorectal peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10 s’il est diagnostiqué suffisament tôt.

Le dépistage du cancer colorectal  s’adresse aux hommes et femmes âgées de 50 à 74 ans. Il permet d’identifier la maladie à un stade très précoce de son développement et de détecter des adénomes (tumeur bénigne de la muqueuse du côlon ou du rectum) avant qu’ils n’évoluent vers un cancer.

Il faut le savoir ce test est facile, gratuit, simple et indolore. Il vous suffit d’en parler à votre médecin qui vous remettra ce test à faire à votre domicile (aux toilettes).

Pour l’occasion Nora BERRA, la secrétaire d’Etat à la Santé, a annoncé le lancement  prochain d’un  nouveau test immunologique. A terme il devrait remplacer le test actuel. Ce nouveau test qui devrait être mise en place en 2013, permet de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes avancés que le test actuel avec cependant un nombre de coloscopies au moins 2 fois plus importants .

Permettant un diagnostic plus précoce des lésions précancéreuses, il augmente donc les chances de guérison grâce à une prise en charge thérapeutique plus rapide.

Ce test qui se fait sur un prélèvement unique de selles, devrait permettre aux médecins généralistes de convaincre plus facilement leurs patients de le faire.

Car, et  c’est aujourd’hui là que le bas blesse, seules 32% des personnes concernées ont participé au programme de dépistage organisé sur la période 2010-2011. Un nombre encore insuffisant.