Dengue : des satellites pour cartographier les zones menacées



©James Gathany/CDC - PHIL

Alors que selon les dernières estimations la dengue menace aujourd’hui près de la moitié  de l’humanité,  Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe Sanofi, et le CNES (l’agence française de l’espace) viennent d’annoncer conjointement le lancement d’un projet pilote ayant pour but de cartographier, via l’utilisation de nouvelles technologies d’image satellite, les zones menacées par la maladie.

Ce projet utilise les techniques de « télé-épidémiologie » développées par le CNES et le Laboratoire d’Aérologie. Ils permettent de cartographier les risques climatiques et environnementaux favorisant l’émergence et la transmission des maladies transmises par les moustiques.

Il mobilisera plusieurs partenaires et mobilisera de nombreux scientifiques (épidémiologistes, entomologistes, experts en Télé-épidémiologie, experts en télédétection et statistiques appliquées à la Télé-épidémiologie, spécialistes en météorologie).

Selon le communiqué publié hier ce projet repose sur une approche déterministe des relations climat-environnement-santé et sur une offre spatiale originale et réellement adaptée. L’approche conceptuelle est basée sur l’étude des mécanismes favorisant l’apparition et la propagation d’agents pathogènes dont des acteurs responsables de maladies infectieuses.

La télé-épidémiologie va permettre le développement de cartes de prévisions du risque environnemental favorisant l’émergence des agents pathogènes, en l’occurrence des moustiques vecteurs de la dengue.

Aujourd’hui on estime que plus de 3  milliards de personnes vivent dans des régions où circule le virus de la dengue transmis par un moustique.

Pour Olivier Charmeil, le Président-Directeur Général de Sanofi Pasteur, l’utilisation des ces images spatiales « pourrait permettre d’anticiper les épidémies et donc de mieux s’y préparer». Et de rajouter « . Nous sommes convaincus que l’image satellite apportera une aide supplémentaire au côté du vaccin pour lutter contre le fléau de santé publique que constitue la dengue ».

De son côté Yannick d’Escatha, le président du CNES, voit dans cette alliance une application pratique de son expertise en matière d’imagerie spatiale et de télé-épidémiologie. Son souhait : « contribuer à mieux comprendre les facteurs de risque climatiques et environnementaux liés à la propagation du moustique responsable de la transmission de la dengue ».