Comment l’exercice physique peut modifier l’expression de certains gènes anti-cancer



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« Comment l’exercice physique peut modifier l’expression de certains gènes anti-cancer » par le Docteur Erard de Hemricourt. On savait que la pratique régulière de l’exercice physique avait un impact positif, bénéfique sur le cancer du sein et son risque de récidive chez la femme ainsi que sur le cancer du colon (du moins chez l’homme).

Grâce aux progrès du séquençage génétique, on peut actuellement sans trop de difficultés analyser et évaluer l’expression de certains gènes ou séquences génétiques et éventuellement les relier aux maladies et à certains modes de vie.

C’est ce à quoi se sont attelés des chercheurs de l’université de San Francisco en Californie en analysant un ensemble de 20 000 gènes (sur un total de 25 000 gènes pour l’être humain) contenu au sein du tissu prostatique. Leur étude est présentée actuellement au congrès annuel de la Société américaine de cancérologie clinique – ASCO – qui se tient actuellement à San Francisco.

L’équipe du Professeur June Chan a ainsi analysé l’expression génétique contenue au sein du tissu prostatique chez des patients en bonne santé physique. Les chercheurs ont pu mettre de côté un total de 184 gènes dont l’expression était fortement corrélée à la pratique d’un exercice physique régulier comprenant au moins 3 heures de marche intense ou de jogging par semaine.

Les individus pratiquant régulièrement le sport présentaient donc un profil génétique différent par rapport à individus sédentaires avec une modification touchant 184 gènes. Parmi ceux-ci, 109 étaient surexprimés et 75 sous-exprimés. Ce qui devient fort intéressant c’est lorsqu’ils ont analysé quels types de gènes étaient modifiés par l’exercice physique. Ainsi, on observe que, parmi les gènes surexprimés, on retrouve certains gènes bien connus pour leur action inhibitrice face à l’emballement tumoral tels que le BRCA1 et le BRCA2 ainsi que d’autres gènes intervenant dans la régulation du cycle cellulaire et la réparation de l’ADN.

Il s’agit bien entendu d’une première analyse et les chercheurs américains continuent à analyser ces résultats en essayant de comprendre le mode d’action par lequel l’activation ou la mise au repos forcée des gènes se produit.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2012 – Tous droits réservés

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