Vers un retrait des prothèses mammaires PIP pour 30 000 femmes ?



Food and Drug Administration (photo non contractuelle)

En Grande-Bretagne l’agence de surveillance des produits médicaux vient de faire savoir qu’il n’y avait aucune preuve de causalité entre les prothèses mammaires PIP et l’apparition de cancer.

Malgré cela le gouvernement français s’apprêterait à recommander aux femmes porteuses de ces prothèses de se les faire retirer d’ici à six mois. C’est Laurent Lantieri, membre du comité de suivi ministériel, qui l’a indiqué aujourd’hui dans les colonnes du Parisien/Aujourd’hui en France.

Précisant qu’on ne savait pas dans l’état actuel des choses si ces prothèses pouvaient être ou pas à l’origine de cancers, Laurent Lantieri a confirmé que le gouvernement allait toutefois recommander l’explantation de ces implants PIP car ils contiennent un gel non conforme et présentent un risque de rupture. Ces recommandations devraient tomber d’ici à la fin de cette semaine.

Les femmes concernées devront retourner si possible chez le chirurgien qui les a opérées. Sinon « l’hôpital public sera là » a précisé Laurent Lantieri.

D’ici là, et étant données les circonstances, les praticiens auront reçu des instructions afin de ne pas facturer de dépassements d’honoraires.

Les femmes ayant bénéficié d’une reconstruction mammaire à la suite d’un cancer se verront reposer, si toutefois elles le souhaitent, de nouveaux implants qui seront intégralement pris en charge par l’assurance maladie. Les autres pourront bénéficier de prix très bas négociés entre le gouvernement et deux fabricants français.