Cancer : mortalité en baisse



365 000 , c’est le nombre estimé de  nouveaux cas de cancers en France selon les chiffres de  l’incidence annuelle du cancer tels que communiqués la semaine dernière par l’Agence de sécurité sanitaire française (Anses),  l’Institut national du cancer (INCa) et l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan).

Ces chiffres ont été présentés lors d’un colloque international organisé à Paris en présence de près de 400 chercheurs, professionnels de santé et représentants d’institutions et d’associations.

Organisé dans le cadre du Plan cancer 2009-2013 et du Plan national santé environnement 2009-2013, ce colloque avait pour objectif de « présenter les travaux et méthodologies visant à mieux comprendre les relations entre cancers et environnement et cerner ainsi les priorités de recherche dans ce domaine ».

Il en ressort que si le nombre de cas est orienté à la hausse, en France comme dans le reste du monde,  la mortalité est au contraire en baisse.

Pour expliquer cette baisse de la mortalité par cancer en France, les scientifiques mettent en avant une nette amélioration des dépistages précoces mais aussi une meilleure prise en charge des personnes diagnostiquées.

Quant au nombre de cas, toujours plus important, il peut notamment s’expliquer par l’allongement de la durée de la vie mais aussi par une meilleure identification des cancers déjà présents par les dépistages.

Toutefois, et comme le précise l’Anses dans son communiqué, ces deux facteurs ne suffisent pas à eux seuls à expliquer cette évolution.

Chez l’homme c’est toujours le cancer de la prostate qui reste le plus fréquent (71 000 cas). Il est suivi par le cancerdu poumon (27 500 cas) et celui du côlon-rectum (21 500 cas).

Chez la femme c’est encore le cancer du sein qui reste le plus répandu avec 53 000 cas. Il est suivi par les cancers du côlon-rectum (19 000 cas) et du poumon (12 000 cas).

On retiendra enfin qu’une cause endogène (altération génétique) est identifiée dans  seulement 5 à 10 % des cas de cancer.  Les autres, soit 90 à 95 % des cancers, sont liés à des causes exogènes (tabac, alcool, sédentarité, habitudes de consommations alimentaire, exposition solaire, expositions à des facteurs environnementaux naturels , aux agents chimiques, physiques et infectieux de l’environnement général et professionnel).

Autres facteurs de risque possible : les conditions socio-économiques mais aussi géographiques, lorsqu’elles sont défavorables.