Ordonnances papier : une fin annoncée



A l’ère du tout numérique, et alors que les feuilles de soins sont de moins en moins utilisées au profit de la télétransmission par carte vitale, nos bonnes vieilles ordonnances en papier sont-elles aussi appelées à sa raréfier et même à totalement disparaître dans les années à venir. Il s’agit ainsi d’en finir avec une gestion devenue trop lourde. Il faut dire que 750 millions d’ordonnances papier sont rédigées chaque année en France.

Classement, mise sous pli, collecte et traitement pénalisent en effet lourdement les pharmaciens comme l’Assurance-Maladie. Lors d’une conférence de presse Frédéric van Roekeghem, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés, a précisé que leur collecte coûtait la bagatelle de 4 millions d’euros par an à la Cnam. Quant à leur traitement il nécessiterait la mobilisation de 4000 agents.

Les pharmaciens ne seraient épargnés par cette gestion très lourde des ordonnance papier, leur traitement quotidien nécessitant près de 2 heures de travail par jour.

Après avoir entamé l’an dernier la dématérialisation des ordonnances dans certaines pharmacies volontaires, l’Assurance-Maladie veut la généraliser dans les 23.000 officines de France d’ici fin 2012 ou au plus tard au début 2013.

Ainsi certaines pharmacies scannent déjà les ordonnances papier de leurs patients puis les gravent sur des CD qui sont envoyés chaque quinzaine à l’Assurance maladie. D’autres expérimentent la télétransmission directe de ces ordonnances vers l’assurance maladie via un serveur informatique sécurisé. A terme l’Assurance-Maladie veut arriver à une dématérialisation complète du processus.

Les médecins seront donc à terme eux aussi concernés. D’ici à 2014, et s’ils continueront à délivrer une ordonnance à leurs patients, ils devront dans le même temps transmettre les mêmes informations sur un portail internet professionnel accessibles aux pharmaciens, aux kinés, aux cabinets de radiologie, ou bien encore aux laboratoires d’analyse.