Un retrait à titre préventif des implants mammaires PIP ?



Food and Drug Administration

Faut-il ou pas jouer à fond le principe de précaution dans l’affaire des implants mammaires de la société Poly Implant Prothèse (PIP) ? Oui estime le docteur Denis Boucq, chirurgien esthétique à Nice et médecin d’Edwige. Ancienne porteuse de prothèses mammaires fabriquées par cette société, cette femme de 53 ans est décédée la semaine à Marseille des suites d’un lymphome.

Interrogée par Nice Matin il revient aujourd’hui sur sa position initiale. Si au départ il prônait une surveillance sérieuse des patientes, il milite désormais pour un retrait systématique de ces implants.

Et lorsqu’on lui demande ce qui lui a fait changer d’avis, le docteur Denis Boucq évoque le décès d’Edwige bien sûr mais aussi une opération délicate qu’il a effectué la semaine dernière sur une patiente qui s’est fait retirer une prothèse. « Normalement, pour changer un implant, c’est simple, il faut une demi-heure. Là, j’ai passé 2 h 30 sur un seul sein » a t-il notamment déclaré.

Le chirurgien espère aujourd’hui pouvoir convaincre le Ministère de la Santé et l’Afssaps de la nécessite d’enlever préventivement ces implants avant qu’ils ne se rompent.