Maladie d’Alzheimer : le faible intérêt des médicaments



Dans un avis rendu hier, jeudi 27 octobre 2011, la Haute Autorité de Santé (HAS) a confirmé le faible intérêt des médicaments dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, une maladie qui touche actuellement plus de 800 000 personnes en France.

C’est la Commission de la Transparence, en charge de l’évaluation des médicaments au sein de la HAS, qui est parvenue à cette conclusion recommandant de limiter leurs prescriptions à un an, renouvelable sous conditions strictes.

L’occasion pour la Haute Autorité de Santé de rappeller que la prise en charge de la maladie d’Alzheimer  ne doit pas se limiter à une prescription médicamenteuse mais doit être globale. Une réactualisation de ses recommandations professionnelles sera publiée d’ici la fin du mois de novembre.

Cette réévaluation a porté sur les quatre médicaments de la maladie d’Alzheimer disponibles à l’heure actuelle : Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma et Reminyl (Janssen Cilag).

Et le verdict est sans appel : la Commission de la Transparence considère qu’il n’y a pas de différence de tolérance et d’efficacité entre les quatre médicaments et qu’ils n’apportent pas d’amélioration du service médical rendu.

effets au mieux modestes; risque de survenue d’effets indésirables pouvant nécessiter l’arrêt du traitement; risque accru d’interactions médicamenteuses.

Avis complet de la Haute-Autorité de Santé et vidéos de la commission de transparence en cliquant ici