L’aspirine réduirait le risque de cancer colorectal chez les sujets à haut risque



Par le passé de nombreuses études ont déjà clairement montré l’avantage des anti-inflammatoires en prise chronique et surtout de l’aspirine dans la prévention des tumeurs coliques. Il y a un peu plus d’un an une étude confirmait le bénéfice de faibles doses d’aspirine dans la prévention du cancer colorectal (voir l’article du Docteur Erard de Hemricourt en cliquant ici).

Aujourd’hui une nouvelle étude dont se fait l’écho « Le Figaro » confirme le rôle préventif de l’aspirine notamment chez les patients à « haut risque génétique héréditaire ». Sa « consommation » quotidienne permettrait en effet de réduire de près d’un tiers le risque de développer un cancer colo-rectal.

Pour en arriver à cette conclusion des chercheurs de l’Université de Newcastle ont suivi durant 2 ans 850 personnes dont la moitié a pris quotidiennement de l’aspirine (600 mg d’aspirine/jour), l’autre moitié un placebo.

Deux ans plus tard ils ont observé 18 cancers  dans le groupe sous aspirine (sur 427 patients) contre 30 cancers pour les patients sous placebo (sur 434 patients).

Les chercheurs ont toutefois constaté que le nombre de polypes détectés par la coloscopie était identique chez les patients des deux groupes.

Et si les auteurs de l’étude se montrent résolument optimistes en évoquant « une base solide pour recommander l’aspirine en prévention systématique dans le syndrome de Lynch», le Docteur David Malka, cancérologue digestif à l’Institut Gustave-Rousssy de Villejuif, est plus prudent.

Interrogé par le Figaro il déclare «C’est une étude qui pourrait ajouter une nouvelle arme à côté de la surveillance des patients par coloscopie».