La mortalité par tuberculose a reculé de 40% en 20 ans



Test de dépistage de la tuberculose - Crédit : Greg Knobloch -domaine public

Il n’y a pas si longtemps l’OMS tirait la sonnette d’alarme indiquant que la tuberculose sous sa forme résistante présentait actuellement un mode de résurgence assez inquiétant dans les contrées européennes.

Malgré ce constat inquiétant, tout n’est pas pourtant pas si noir. Aujourd’hui, dans un communiqué de presse, l’OMS se félicite d’une baisse significative de la mortalité par tuberculose : – 40% en 20 ans. C’est la première fois que l’Organisation mondiale de la Santé indique que le nombre de personnes qui contractent la tuberculose chaque année est en baisse.

Le nombre de personnes qui ont contracté la tuberculose est passé à 8,8 millions en 2010, après un pic de 9 millions en 2005.
Le nombre de décès par tuberculose est passé à 1,4 million en 2010, après avoir atteint 1,8 million en 2003.
Le taux de mortalité a diminué de 40% entre 1990 et 2010 et, dans toutes les régions à l’exception de l’Afrique, la mortalité est en passe de diminuer de 50% d’ici 2015

Mais derrière ces bons chiffres se cache un sérieux problème de financement, notamment en ce qui concerne la lutte contre la tuberculose pharmacorésistante.

Du côté de l’OMS on se refuse d’ailleurs à crier victoire trop vite. M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, déclare à ce sujet « Il ne faut pas crier victoire trop vite (…) des millions de personnes contractent encore la tuberculose chaque année et ils sont trop nombreux à succomber ». Et d’appeler à un soutien vigoureux et durable de la prévention de la tuberculose et les soins aux malades, surtout pour les personnes les plus démunies et les plus vulnérables.

Mais l’apparition de la tuberculose multirésistante et le manque de financement pourraient compromettre ces avancées. Le traitement de la tuberculose multirésistante (tuberculose MR)* demeure d’ailleurs l’un des domaines les moins financés.

* La tuberculose multirésistante est due à un bacille résistant aux médicaments antituberculeux les plus efficaces (isoniazide et rifampicine). Cette forme de tuberculose ne répond pas au traitement standard de six mois par les antituberculeux de première intention et peut exiger un traitement de deux ans ou plus avec des médicaments moins puissants, plus toxiques et beaucoup plus chers

Pour en savoir plus vous pouvez consulter en ligne le Rapport 2011 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde de l’OMS (en anglais) en cliquant ici