Tranquillisants et somnifères augmenteraient le risque d’Alzheimer



Couverture Sciences et Avenir - Ootobre 2011

Selon une étude française dont les résultats ont été publiés dans le dernier numéro du magazine Sciences et Avenir (n°776, en vente dès jeudi 29 septembre), la consommation chronique de  tranquillisants et somnifères contenant des benzodiazépines augmenterait le risque d’entrée dans la maladie d’Alzheimer.

Selon cette étude dont les résultats risquent de faire beaucoup de bruit, de 16.000 à 31.000 cas d’Alzheimer seraient ainsi chaque année attribuables à ces traitements par benzodiazépines.

Ce ne sont pas les médicaments qui sont en cause mais bien l’usage qui en est fait. Interrogé par Europe 1 le Professeur Bernard Bégaud, responsable de cette étude, déplore l’usage chronique de ces médicaments. « Les recommandations de traitement de durée courte, c’est-à-dire quatre à douze semaines, ne sont absolument pas respectées chez nous (…) On voit des sujets qui en consomment 2 ans, 10 ans, 12 ans, 15 ans, sans jamais arrêter. Et c’est ça qui nous inquiète beaucoup. »

Selon lui une prise à long terme augmenterait de 20 à 50% le risque de développer une maladie d’Alzheimer.

Il en appelle donc aux pouvoirs publics mais aussi aux médecins prescripteurs pour un strict respect des règles, les prescriptions de ces médicaments étant en principe limitées dans le temps (2 semaines pour les hypnotiques; 12 semaines pour les anxiolytiques)

A l’AFP le Professeur rajoute « Cela fait, neuf études dont la majorité va dans le sens d’une association entre la consommation sur plusieurs années de tranquillisants et somnifères et la maladie d’Alzheimer ».

Dossier complet dans le dernier numéro de Sciences et Avenir, en kiosques dès aujourd’hui.