Demande d’interdiction du BPA



Biberon sans BPA de chez ©Avent

Hier deux rapports publiés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont confirmé l’existence de risques sanitaires liés au bisphénol A, y compris à faible dose (voir Le bisphénol A toxique même à faible dose).

Pour le Réseau Environnement Santé  les conclusions de l’Anses devraient conduire à une extension de l’interdiction de ce perturbateur endocrinien.Pour l’instant cette substance chimique et toxique n’est interdite que dans les biberons pour enfants.

Dans un communiqué de presse publié hier  le Réseau Environnement Santé demande à l’ANSES d’aller jusqu’au bout de sa démarche en fixant une nouvelle Dose Journalière Admissible (DJA) à partir de la littérature scientifique actuelle. En appliquant les règles habituelles en évaluation des risques, celle-ci devrait être 2 millions de fois plus faible que l’actuelle DJA ».

Une telle réévaluation de la DJA revient de fait à interdire l’utilisation du BPA en priorité dans les matériaux susceptibles de contaminer l’homme : boîtes de conserve, canettes de boisson, petit électroménager de cuisine et autres usages de contact alimentaire, matériel médical…

Le Réseau Environnement Santé en appelle également aux pouvoirs publics pour que rapidement soit prise la décision d’interdire définitivement ce perturbateur endocrinien contre lequel le réseau se bat depuis 3 ans maintenant.