Consommer des oméga-3 pour réduire les dégâts liés à un accident vasculaire cérébral



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« Consommer des oméga-3 pour réduire les dégâts liés à un accident vasculaire cérébral » par le Docteur Erard de Hemricourt. Plusieurs études avaient de par le passé déjà montré l’importance de consommer certains acides gras polyinsaturés de la famille des oméga-3 afin de réduire les manifestations de certaines maladies mentales comme la dépression nerveuse ou l’angoisse.

Une étude scandinave importante avait même attiré l’attention sur la supplémentation des femmes enceintes en DHA (l’un des acides gras oméga-3) afin d’améliorer le QI ultérieur de l’enfant à naître.

Voici une nouvelle étude qui semble renforcer le rôle du DHA cette fois, dans la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez l’animal.

Une équipe de chercheurs canadiens de l’Université Laval vient de publier une étude qui appuie le bénéfice d’augmenter les doses de DHA chez les souris ayant souffert artificiellement d’un AVC. Selon cette étude (M. Lalancette-Hebert et al. Accumulation of Dietary Docosahexaenoic Acid in the Brain Attenuates Acute Immune Response and Development of Postischemic Neuronal Damage. Stroke, 2011; DOI: 10.1161/STROKEAHA.111.620856), le fait d’augmenter l’apport quotidien en DHA permettait de réduire d’environ 25 % l’importance des dégâts cérébraux à la suite d’un AVC.

Selon le Professeur Frédéric Calon, l’un des directeurs de l’équipe de scientifiques canadiens, il s’agit de la première preuve convaincante de l’effet anti-inflammatoire puissant du DHA dans le cerveau. Il semble que l’effet protecteur provienne du remplacement de l’acide arachidonique (acide gras pro-inflammatoire) par le DHA (acide gras anti-inflammatoire) au sein des membranes cellulaires des neurones.

Ainsi, selon un autre médecin, le Dr Jasna Kriz, la consommation chez la souris de DHA créé un environnement anti-inflammatoire et neuroprotecteur ce qui permet de réduire l’importance des dommages liés à l’AVC sur la structure cérébrale.

Selon le Professeur Calon, il est bien possible que l’effet du DHA obtenu chez la souris puisse être observé à l’identique chez l’homme.

Étant donné que notre alimentation demeure globalement carencée en DHA (selon certaines estimations, la quantité de DHA dans l’alimentation n’excéderait pas les 100 mg) et vu que le DHA ne comporte aucun risque significatif de toxicité sur l’organisme humain, le rapport bénéfice/risque reste très largement en faveur d’une consommation régulière en DHA, dixit le Prof. Calon.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2011 – Tous droits réservés