Création de l’Observatoire de l’ambroisie



Il y a quelques semaine à peine était créé le Comité Parlementaire de suivi du risque ambroisie. Son but : sensibiliser le grand public et les décideurs à l’ambroisie, valoriser les bonnes pratiques de lutte, se faire l’écho des actions menées sur le terrain.

Quelques semaines plus tard le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé, en collaboration avec l’Inra, et dans le cadre du Plan national santé environnement 2, a décidé de créer un Observatoire de l’ambroisie. Sa mission principale : la coordination des moyens de lutte contre cette plante hautement allergisante.

L’ambroisie, plante invasive originaire d’Amérique du nord, dont le pollen est fortement allergisant, progresse dans différentes régions. Si le quart Sud-Est de la France est le plus touché avec notamment la vallée du Rhône, d’autres secteurs comme le Poitou Charente, les Pays de Loire, le Centre ou encore la Bourgogne commencent à être infestés. Les spécialistes s’accordent à dire que la plante a désormais envahi une zone allant de Bordeaux à Bucarest.

Il suffit de quelques grains de pollen d’ambroisie par mètre cube d’air pour que les symptômes apparaissent chez les sujets sensibles : rhinite survenant en août-septembre et associant écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires tels que la trachéite, la toux, et parfois urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation. Dans notre pays, notamment dans les zones les plus envahies, de 6% à 12% de la population serait affectée par cette plante extrêmement allergisante. Celle-ci constitue donc un problème de santé publique.

L’ambroisie est unanimement reconnue comme un problème sanitaire, environnemental, agricole et d’aménagement du territoire majeur. En effet, l’ambroisie se développe dans des milieux ouverts non enherbés comme les chantiers, les bords de chemin mais également dans les grandes cultures notamment dans les cultures de printemps comme les champs de tournesol. Les agriculteurs doivent ainsi faire face à la prolifération de l’ambroisie. Dans cette perspective, les producteurs, d’ores et déjà acteurs de la lutte anti-ambroisie, doivent continuer à être sensibilisés et soutenus dans leurs efforts pour toujours mieux lutter contre cette plante invasive.

Si le pic de pollen d’ambroisie se situe en été et au début de l’automne, il convient de mener une lutte en amont, avant la floraison, et sur le long terme, car ses graines persistent plusieurs années dans les sols. La lutte contre l’ambroisie est inscrite dans le Plan National Santé Environnement 2 au titre de la prévention des allergies.

Si unction collective n’est pas rapidement mise en place afin d’éviter la production de pollen et de limiter la reproduction et l’expansion de la plante, on estime que 25% de la population pourrait souffrir de diverses pathologies dues aux pollens d’ambroisie dans les années à venir.