Sida: les antirétroviraux réduisent les risques de transmission



Dans un communiqué publié hier l’OMS et l’ONUSIDA se félicitent des résultats de l’essai HPTN 052 selon lequel les antirétroviraux réduiraient de manière significative les risques de transmission du VIH. Il résulte d’une étude menée par les instituts nationaux de santé des États-Unis sur près de 1 700 couples sérodiscordants (l’une des personnes est séropositive tandis que l’autre est séronégative)

Ainsi une personne séropositive ne serait presque plus contaminante pour son partenaire à condition qu’elle respecte scrupuleusement son traitement antirétroviral. Les risques de transmettre le VIH seraient ainsi réduits de 96%.

Il s’agit bien sûr d’une avancée cruciale dans la lutte contre le virus qui devrait permettre de révolutionner la prévention contre la maladie.

Comme l’a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), reste à s’assurer que les couples puissent avoir accès à ces traitements.

Pour le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, il s’agit d’une avancée cruciale d’autant que la transmission du VIH par voie sexuelle représente aujourd’hui près 80 % du total des nouvelles infections.

C’est ainsi que les antirétroviraux pourraient devenir un outil prioritaire de prévention au même titre que d’autres options de prévention anti-VIH comme le préservatif par exemple.

Parce que sur les 33 millions de personnes vivant avec le VIH, seule la moitié connaissent leur statut sérologique, l’ONUSIDA et l’OMS préconisent la mise à disposition de tests de dépistage et de traitement antirétroviraux pour tous et réclament que le Traitement de prévention soit l’une des options proposées aux couples.