L’horloge biologique des femmes avance plus rapidement



Selon une étude américaine dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue spécialisée PNAS, les hommes et les femmes ne seraient pas tout à fait sur le même pied d’égalité en ce qui concerne leur horloge biologique. Ainsi celle des femmes avancerait plus rapidement que celle des hommes. Les femmes seraient également plus susceptibles d’avoir un rythme circadien inférieur à 24 heures.

Ainsi et selon cette étude l’horloge biologique circadienne des femmes accuserait un retard de 6 minutes par rapport à celle des hommes. Ce décalage horaire pourrait en partie expliquer pourquoi l’insomnie touche davantage les femmes (+50%) et présente un intérêt pour des thérapies plus ciblées des troubles du rythme biologique.

L’horloge biologique circadienne est indispensable à la vie de tous les organismes vivants. Elle permet de rester synchronisé à la journée de 24 heures définie par l’alternance du jour et de la nuit.

Ce décalage signifie que pour les femmes la journée définie par l’horloge biologique est terminée avant que 24 heures ne se soient écoulées. D’où la nécessité d’un réajustement de l’horloge tous les jours par rapport à la durée du jour. En effet, si le réajustement n’est pas effectif, l’horloge des femmes prend de l’avance chaque jour, ce qui les incite à se coucher et se lever un peu plus tôt que la veille.

Cette différence entre les femmes et les hommes devrait peut-être permettre d’adapter les stratégies thérapeutiques (photothérapie, mélatonine…) actuellement utilisées pour traiter les troubles des rythmes biologiques et du sommeil.

L’air de rien ce retard peut expliquer en partie pourquoi les femmes se lèvent généralement plus tôt que les femmes et sont victimes d’ insomnies plus fréquent.

Communiqué Inserm ©2011 -Proceedings of the National Academy of Sciences- Tous droits réservés
Crédit photo : ©Fotolia