Parabens, phtalates : l’industrie proteste



Dans un précédent article nous avons évoqué l’adoption  par les députés français d’une proposition de loi visant à interdire l’utilisation de certains produits chimiques suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Parmi eux les phtalates, les parabènes et les alkylphénols. Cette proposition a été adoptée en première lecture contre l’avis du gouvernement. Ces substances chimiques sont présentes dans de nombreux produits de consommation courante.

Une décision qui n’est pas du goût des industriels. Ainsi la filière industrielle du plastique, qui n’est concernée que par l’interdiction des phtalates,  s’étonne de ce choix des députés et dénonce une proposition inadaptée, injustifiée scientifiquement, inapplicable en pratique et inappropriée juridiquement.

La filière plastique évoque également le risque de priver les consommateurs de produits qui ont fait leurs preuves (gainages isolants pour fils et câbles électriques, bâches, tuyaux d’arrosage, poches à sang, gants de chirurgien, systèmes d’intubation, etc.)

Et de préciser que cette proposition de loi se substitue complètement au règlement européen REACH mis en oeuvre depuis 2007 dont l’objectif est précisément d’améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement et de s’assurer que les substances extrêmement préoccupantes sont abandonnées ou remplacées par des alternatives

C’est pourquoi la filière industrielle du plastique réclame purement et simplement l’abandon de ce texte qui serait fondé sur « une interprétation abusive du principe de précaution ».