Les pédiatres rappellent que la rougeole n’est pas une maladie bénigne



Au lendemain de la publication par l’InVS du nombre inquiétant de nouveaux de rougeole en France (3 000 cas recensés en France pour le mois de Mars 2011), les pédiatres tiennent à rappeler que la rougeole n’est pas une maladie bénigne.

La rougeole touche le plus souvent les adolescents et les jeunes adultes qui n’ont pas bénéficié d’un rappel du vaccin et ont perdu leur immunité. Ils peuvent contaminer des enfants de moins d’un an qui eux développent généralement des formes plus graves de cette maladie (pneumonie, encéphalite, complications neurologiques, handicap irréversible…) pouvant conduire à des hospitalisations voir à des décès notamment chez les enfants de moins d’un an et chez les adolescents.

Il faut rappeler qu’avant l’apparition du vaccin, la rougeole était la première cause de mortalité infantile dans le monde.

Pour les enfants, il est recommandé d’administrer la 1ère dose ROR à 12 mois et la 2ème dose entre 13 et 24 mois (pour ceux qui sont gardés en collectivité : 1ère dose à 9 mois puis 2ème dose entre 12 et 15 mois).

L’âge auquel sont réalisées ces injections est très important car, les jeunes enfants, pas encore vaccinés, peuvent contracter et ensuite transmettre la rougeole.

Pour les adolescents et les adultes nés après 1980, non vaccinés ou n’ayant reçu qu’une seule dose, un rattrapage est recommandé afin d’obtenir au total 2 doses vaccinales et assurer ainsi leur protection.

Faire vacciner son enfant et son adolescent permet non seulement de le protéger mais sert également à l’intérêt collectif en évitant les risques de propagation et d’épidémie.

C’est pourquoi, à la veille de Semaine Européenne de la Vaccination qui se déroulera du 26 avril au 2 mai, l’AFPA (association française de péditatrie ambulatoire) tient à informer et à sensibiliser les parents sur l’importance de la vaccination, véritable geste citoyen.

Communiqué de presse association française de péditatrie ambulatoire