Comment vivre plus vieux tout en gardant une bonne santé ?



« Comment vivre plus vieux tout en gardant une bonne santé ? » par le Docteur Erard de Hemricourt. On a coutume de dire qu’avoir un bon moral dans la vie, ça aide. Et pas seulement face aux maladies mais également dans la vie de tous les jours. Et bien, une nouvelle étude assez exhaustive vient de paraître qui confirme ce point de vue en affirmant que pour vivre vieux et surtout en bonne santé, il suffit de rester heureux et de toujours garder une bonne humeur.

Pour arriver à ce constat, deux médecins ont revu plus de 160 études portant à la fois sur l’étude du comportement d’individus au cours du temps (études longitudinales) mais également sur des expérimentations humaines et animales. Cette étude, publiée dans l’éditorial du mois de mars de la revue ‘Applied Psychology : Health and Well-Being’ (Happy People Live Longer : Subjective Well-Being Contributes to Health and Longevity. Ed Diener & Micaela Y. Chan. App. Psych. : H & W-B., 2011, 3 (1), 1–43 doi:10.1111/j.1758-0854.2010.01045.x) est semble-t-il l’analyse la plus complète réalisée jusqu’à présent qui permet d’établir un lien certain entre le bonheur et d’éventuels problèmes de santé.

Les auteurs ont revu plus de huit types différents d’études en reprenant des éléments comme la satisfaction de la vie, l’absence de pensées négatives, l’optimisme, des émotions positives. Ils ont ensuite analysé la vie des individus testés et cela parfois sur de très longues périodes (plus de 40 ans pour certaines études).

Le constat qui revient est toujours le même : les gens heureux ont tendance à vivre plus longtemps et surtout à vivre mieux par rapport aux individus qui ne sont pas heureux. Cependant, d’après les auteurs, ce constat reste difficile à appréhender une fois qu’on se trouve face à une maladie grave. Dans ce cas, la relation bonheur – qualité de vie (et survie) reste moins évidente.

Les auteurs ont bien trouvé quelques études discordantes mais pour l’écrasante majorité des analyses, le résultat est le même : il faut positiver !

Et si certaines personnes peuvent sourire face à ce résultat, les études animales sont là pour confirmer également cette relation puisque les expérimentations sur les animaux de laboratoire confirment un lien puissant entre le stress et une mauvaise santé avec un système immunitaire déficient ou une plus grande susceptibilité vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.

Citant le Dr Diener : « bien que le bonheur ne puisse pas en lui-même prévenir ou guérir une maladie, les preuves que les émotions positives et la jouissance de la vie contribuent à une meilleure santé et une plus grande espérance de vie sont plus fortes que les données qui relient l’obésité à une espérance de vie raccourcie ».

Toujours selon lui : « le bonheur n’est pas une balle magique. Mais il est clair que ce genre d’attitude influence les chances de tomber malade et de mourir jeune ».