Le brocoli : aliment anticancer de choix



« Le brocoli : aliment anticancer de choix » par le Docteur Erard de Hemricourt. Certains aliments possèdent outre des qualités gustatives indéniables, une action anti-inflammatoire et/ou anticancéreuse bien connue. Tel est le cas pour certains produits de la famille des crucifères, en particulier les choux de Bruxelles et le brocoli.

Mais pour conserver l’action préventive de ces aliments, un mot d’ordre : ne pas trop les cuire. Car la chaleur peut inactiver ou tout simplement détruire certaines des molécules bienfaitrices contenues dans ces aliments.

Une récente étude publiée dans la revue ‘Nutrition and Cancer’ (Sulforaphane Absorption and Excretion Following Ingestion of a Semi-Purified Broccoli Powder Rich in Glucoraphanin and Broccoli Sprouts in Healthy Men. Cramera J. et al. Nutrition and Cancer DOI:10.1080/01635581. 2011.523495) confirme cet état de fait en recommandant une cuisson douce à la vapeur du brocoli.

Le brocoli contient une enzyme particulière appelée myrosinase qui a comme fonction entre autres de faciliter la formation du sulforaphane au pouvoir anti-inflammatoire et anticancéreux déjà démontré. Or, au plus le brocoli est soumis à une cuisson intense, au plus la myrosinase devient inactive et au moins on trouve de sulforaphane in fine.

L’équipe du Dr Cramer a usé d’une astuce pour démontrer l’action de la cuisson sur l’efficacité pharmaco-nutritive du brocoli. Les médecins ont utilisé plusieurs types de plats contenant soit aucune trace de brocoli, soit du brocoli faiblement cuit, soit du brocoli sous forme de poudre (donc précuit et lyophilisé). Ils ont finalement associé les deux formes de brocoli pour analyser dans quel type de plat on pouvait trouver le taux le plus important du métabolite actif du sulforaphane.

Les scientifiques ont découvert que les taux de sulforaphane étaient les plus importants dans le plat contenant les deux formes de brocoli. Selon les chercheurs, c’est bien la myrosinase présente dans le brocoli faiblement cuit qui agit, en l’activant, sur le précurseur du sulforaphane présent non seulement dans le brocoli naturel mais également dans le brocoli en poudre. Or, le brocoli en poudre ne contenait au départ aucune forme active de la myrosinase.

D’après l’auteur de l’étude on a donc tout intérêt à combiner le brocoli naturel avec la forme en poudre afin d’augmenter l’efficacité anticancéreuse de l’aliment consommé.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2011 – Tous droits réservés

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