Bonne année et meilleure … santé pour 2011



« Bonne année et meilleure … santé pour 2011 »  par le Docteur Erard de Hemricourt. En cette fin d’année, il est de bon ton de revenir vers vous avec les meilleurs vœux traditionnels. Classiquement, beaucoup de bonheur, d’argent et de santé. Mais une bonne santé, cela ne se gagne pas comme au loto. Cela se prépare et souvent longtemps à l’avance. Comme le dit l’adage, on ne récolte que ce qu’on a semé. Et il en est de même en médecine.

Et pourtant, la médecine préventive a encore un bon bout de chemin à réaliser mais on devra y arriver. C’est logique, irréfutable et indéniable. Il suffit de connaître l’ensemble des dépenses du secteur des soins de santé pour comprendre que nous allons tous dans le mur. Par exemple, les prévisions pour les États-Unis sont catastrophiques : imaginez plus de 4 000 000 000 000,00 dollars (4 mille milliards de dollars) rien qu’en soins de santé durant cette décennie et cela chaque année. Environ 20 % du produit intérieur brut.

On assiste depuis de nombreuses années à un emballement exagéré des sommes dépensées pour se soigner. Et dire qu’un bon nombre de pathologies pourraient facilement être évitées. Prenons quelques exemples :

– le diabète de type II, majoritaire chez les adultes pourrait facilement être évité en pratiquant une activité sportive régulière associée à un régime alimentaire.
– bon nombre de cancers sont liés à notre mode de vie et en particulier notre sédentarité et notre alimentation. L’un des principaux facteurs de risque du cancer, à part le tabac que tout le monde connaît, c’est le surpoids et l’obésité. Plusieurs études ont d’ailleurs montré tant chez la femme (cancer du sein) que chez l’homme (cancer du colon) l’action préventive de l’activité physique.

Le pire dans cette histoire, c’est la méconnaissance de ces données par les professionnels de santé et l’endoctrinement absolu des patients : en France, par exemple, un bon médecin est un médecin qui prescrit. On n’a que faire des recommandations. Une petite pilule et hop, la machine repart. Les statistiques le prouvent. Combien de personnes obèses le restent après un infarctus. Combien de fumeurs continuent à fumer après le diagnostic d’un cancer. Combien de personnes ont pris du Mediator dans l’espoir de perdre du poids, sans concéder la moindre once de volonté dans l’adoption d’un nouveau mode de vie.

En effet, le chemin pour une médecine préventive est long et sera truffé d’embûches mais on devra y arriver. La survie de notre système de soins en dépend. La survie de notre société en dépend. Notre survie tout court en dépend.

Article rédigé par le Docteur Erad de Hemricourt pour News Santé ©2010
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