Etude sur la prévention de l’ostéoporose



L’Université Jean Monnet de Saint-Etienne participe à « VibrOs » une étude sur la prévention de l’ostéoporose

C’est la première fois en France, et peut-être dans le monde, qu’une étude d’une telle envergure sur la prévention de l’ostéoporose est menée, et cela se passe à Saint-Étienne.

Cette maladie, qui se caractérise par la diminution de la densité des os, est la cause de 145000 fractures chez les femmes de plus de 50 ans. Il existe des traitements médicamenteux pour diminuer ses désagréments, mais ils ont des limites. La pratique sportive est en revanche vivement recommandée.

C’est pourquoi 250 femmes de 55 à 75 ans vont pouvoir bénéficier d’un programme de prévention de la maladie qui consiste pour la moitié d’entre elles en 3 séances hebdomadaires de 30 minutes maximum sur des plateformes vibrantes. Chacune d’elles sera suivie pendant 18 mois par Marion Pasqualini, doctorante en biologie et chef de projet de l’étude. Le recrutement de nouvelles volontaires a lieu environ tous les 4 mois et les prochaines inscriptions sont d’ailleurs prévues pour le mois de mars 2011. Deux réunions d’information auront lieu mercredi 23 mars de 17 h à 19 h et jeudi 31 mars de 17 h à 19 h, à la faculté de médecine, amphithéâtre 1°, site Bellevue. Aucune inscription n’est requise, entrée libre.

L’étude ayant commencé au début du mois de mai 2010, certaines patientes ont déjà commencé les séances qui ont lieu au centre de santé Filiéris de Tarentaize. Des « points de contrôles médicaux » ont lieu tous les 6 mois pour établir l’avancée de l’étude. Le suivi méthodologique est assuré par le Centre d’Investigation Clinique – Epidémiologie Clinique/Essais Cliniques (CIC-EC Inserm). Les services « Médecine du sport » et « Rhumatologie » du Centre Hospitalier Universitaire prennent part à cette étude nationale, ainsi que trois laboratoires de l’Université Jean Monnet : le Laboratoire de Biologie du Tissu Osseux et Contraintes Mécaniques (LBTO Inserm 890), le Laboratoire de Physiologie de

l’Exercice (LPE), et le Laboratoire d’Analyse des Signaux et des Processus Industriels (LASPI). Ce projet a par ailleurs le soutien de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la recherche Médicale) et d’IFRESIS (Institut Fédératif de Recherche en Sciences et Ingénierie de la Santé).

Certains bénéfices du programme VibrOs au niveau du muscle, de la masse grasse et de l’équilibre ont déjà été rapportés, mais les effets osseux sur les femmes ménopausées n’ont pas encore été démontrés formellement. Il faudra donc encore patienter pour connaître les résultats de l’étude.