Le Premier enfant traité au nouveau centre de Protonthérapie de l’Institut Curie



Après une rénovation complète de près de 4 ans, 50 millions d’euros d’investissement et un engagement humain important, le NOUVEAU CENTRE DE PROTONTHÉRAPIE de l’Institut Curie a traité le premier enfant pour une tumeur cérébrale. La protonthérapie est l’une des formes les plus abouties de la radiothérapie de précision. Elle permet d’irradier des tumeurs situées en profondeur et à proximité d’organes sensibles, comme le nerf optique ou certaines parties du cerveau.

Grâce aux nouveaux équipements, parfaitement adaptés à la prise en charge des cancers pédiatriques, le centre accueillera désormais 120 enfants chaque année.

Ce premier traitement est l’aboutissement d’un grand projet médical et technologique lancé en 2006 » se félicite le Pr Claude Huriet, président de l’Institut Curie. « C’est avant tout une avancée majeure pour la prise en charge des cancers pédiatriques(1) » précise-t-il.

Les enfants vont être les plus grands bénéficiaires de la protonthérapie. Car, jusqu’à présent, faute d’équipements adaptés, la plupart d’entre eux devait se rendre à l’étranger, aux Etats-Unis ou en Suisse, le plus souvent aux frais des familles.

Unique en France, le NOUVEAU CENTRE DE PROTONTHÉRAPIE dispose désormais d’un accélérateur de protons de dernière génération et d’une nouvelle salle de traitement avec un bras isocentrique, en plus des deux salles existantes recevant un faisceau fixe.

Le bras isocentrique est une structure métallique impressionnante de quelque 10 mètres de diamètre et d’un poids de plus de 100 tonnes. Il permet d’orienter le faisceau autour du patient selon toutes les incidences, pour traiter de nouvelles indications jusqu’à présent inaccessibles.

« Cette radiothérapie ultra-précise permet d’irradier avec une grande précision des tumeurs pédiatriques situées en profondeur à proximité d’organes sensibles, comme le nerf optique ou certaines parties du cerveau » précise le Dr Sylvie Helfre, radiothérapeute à l’Institut Curie. « La protonthérapie protége mieux les organes sains situés à proximité de la tumeur, permet de diminuer les séquelles et réduit le risque de deuxième cancer » conclut-elle.

Crédit/source : © Institut Curie – tous droits résevés
(1) Quoique peu fréquents (0,5 % des cancers), les cancers pédiatriques restent dans les pays développés la deuxième cause de mortalité chez les enfants de 1 à 15 ans. 1 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France dont 30 % de leucémies et 70 % de tumeurs solides de grande hétérogénéité (plus de 40 sous-types de cancers).